Pleins feux sur la recherche à TD Cowen
L’équipe Recherche de TD Cowen, qui compte plus de 100 analystes qui publient en Amérique du Nord, s’efforce de concevoir les publications les plus novatrices et de la plus haute qualité possible, d’accroître le nombre de lecteurs et de mettre en valeur notre expertise et notre leadership éclairé. Rencontrez nos meilleurs analystes, découvrez les dernières tendances du secteur et apprenez comment TD Cowen garde une longueur d’avance avec la série Ahead of the Curve®.
Dans cette édition de Pleins feux, nous accueillons Shelby Tucker, analyste principal et directeur général, Services publics aux États-Unis, à TD Cowen.
Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans le secteur de l’électricité et des services publics?
C’est le début d’une nouvelle ère. Ce secteur est l’un des principaux moteurs de la révolution de l’IA. La demande d’électricité grimpe à un rythme qui ne s’était pas vu depuis les années 1960, à l’époque où je suis né. Alors qu’autrefois, la suburbanisation et l’adoption massive d’appareils, comme les réfrigérateurs et les téléviseurs, stimulaient la croissance, ce sont aujourd’hui les centres de données et les fournisseurs de services à très grande échelle qui prennent le relais. À peine amorcée, cette demande électrique extraordinaire s’accompagne déjà de défis plus sérieux. Le besoin en électricité des centres de données ne coïncide pas avec la capacité des services publics à la fournir. De plus, il est difficile d’empêcher que les coûts de construction de ces actifs retombent sur les clients actuels, et cela soulève des enjeux d’abordabilité. Cela m’amène à consacrer plus de temps aux politiques publiques et à maintenir le dialogue avec les organismes de réglementation fédéraux et d’État, ainsi qu’avec les personnalités politiques.
Qu’est-ce qui distingue TD Cowen de la concurrence?
Le travail d’équipe est dans l’ADN de TD Cowen. Les centres de données et les fournisseurs de services à très grande échelle contribuent à une croissance plus soutenue de la demande d’électricité. Cela m’a naturellement amené à échanger régulièrement avec notre équipe Infrastructures de communication, qui est responsable de nombreuses fiducies de placement immobilier de centres de données. Le fait de pouvoir contre-vérifier leurs données (en tant qu’utilisateurs) avec les nôtres (en tant que fournisseurs) permet de confirmer la situation réelle. La place centrale de la réglementation dans le secteur des services publics a conduit à des échanges quotidiens avec notre Groupe de recherche sur Washington, qui connaît parfaitement les subtilités des politiques publiques. La nécessité pour l’industrie de construire de nouvelles centrales électriques, en particulier des installations fonctionnant sans interruption, comme les centrales nucléaires et au gaz naturel, nous amène à collaborer avec nos équipes Équipements électriques, Énergie propre, Ingénierie et construction et Secteur intermédiaire afin d’évaluer l’ampleur de l’expansion du réseau électrique tout en identifiant les goulots d’étranglement potentiels. La bonne gestion de ces enjeux exige la participation active et coordonnée de toutes ces équipes.
Quelle est une idée fausse courante que les gens ont au sujet des secteurs que vous couvrez?
L’idée fausse la plus répandue au sujet du secteur des services publics est qu’il s’agit d’un secteur lent et ennuyeux, caractérisé par des dividendes élevés, ce qui rend les actions similaires aux obligations. C’était peut-être vrai il y a plus de 30 ans, à mes débuts dans le secteur, mais aujourd’hui, la dynamique du secteur est tout sauf ennuyeuse. On est loin de l’époque où parler de « gigawatt » lors d’une soirée était accueilli par des regards vides et un désintérêt immédiat. Cette nouvelle attention n’est pas sans inconvénient : notamment une hausse des plaintes concernant le coût des factures d’électricité. Mais, dans l’ensemble, l’engagement suscité par ce secteur essentiel au progrès sociétal, qui est pourtant largement invisible du fait de sa nature monopolistique, s’est révélé très gratifiant.
Comment voyez-vous évoluer votre rôle à mesure que le marché se transforme?
L’économie du savoir est à l’aube d’une transformation radicale. Certaines des tâches fastidieuses seront considérablement simplifiées, voire carrément éliminées. Cela nous donnera plus de temps pour creuser les analyses et permettre aux clients d’obtenir une vision encore plus éclairée. À mon avis, cela fera aussi ressortir la nécessité de communiquer avec le client sur une base humaine. L’empathie et la capacité de rapprochement deviendront plus importantes qu’elles ne l’ont jamais été. Le succès de demain reposera autant sur le savoir-faire technique que sur l’interaction interpersonnelle. En fin de compte, mon rôle sera défini par ma capacité à établir une relation de confiance avec les clients.
Si vous pouviez vous occuper de n’importe quelle entreprise, réelle ou fictive, laquelle serait-ce?
Il y a plusieurs années, je discutais avec un ancien collègue qui était devenu analyste dans le domaine des jeux vidéo. Il est devenu l’un des meilleurs analystes de son secteur. Son intelligence et son travail acharné y étaient pour beaucoup, mais ce qui lui a vraiment permis de se démarquer, c’est qu’il était un grand consommateur des produits des entreprises dont il s’occupait. Il passait de longues heures à jouer à des jeux vidéo pour en évaluer la qualité et les chances de succès.
Même si j’adore le secteur des services publics, je préfère éviter de mettre les doigts dans les prises de courant. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est voyager dans des régions éloignées, loin des centres de villégiature. Cette entreprise fictive demanderait à ses meilleurs analystes de devenir des voyageurs permanents, parcourant le monde pour en comprendre les mœurs et les cultures. L’autre possibilité serait de suivre les actions des chaînes hôtelières, mais l’analyse porterait surtout sur les taux d’occupation, sans véritable besoin de voyager, ce qui en limiterait l’intérêt.
Écoutez les esprits les plus influents des secteurs mondiaux dans notre balado Insights de TD Cowen.