Annonceur :
Bienvenue à Insights de TD Cowen. Ce balado réunit des penseurs de premier plan qui offrent leur point de vue sur ce qui façonne le monde qui nous entoure. Soyez des nôtres pour cette conversation avec les esprits les plus influents de nos secteurs mondiaux.
Phil Nadeau :
Bonjour, je m’appelle Phil Nadeau et je suis l’un des analystes en biotechnologie de TD Cowen. On est en direct de la 46e conférence annuelle sur les soins de santé de TD Cowen. Je suis en compagnie de l’équipe de direction de Rhythm Pharmaceuticals. Nous avons le président et chef de la direction, David Meeker, et le chef des finances, Hunter Smith. Messieurs, pourriez-vous décrire brièvement la situation de votre entreprise? Quelles sont les plus grandes forces de Rhythm, ses plus grands défis et ce qui est nécessaire pour créer de la valeur pour les actionnaires au cours des deux prochaines années?
David Meeker :
C’est une vaste question. On va y répondre en équipe, Phil. Je suis ravi d’être ici.
Je dirais que ce qu’on fait avec Rhythm, c’est commencer avec la biologie, qui est très bien établie, des traitements biologiques qui ont plusieurs décennies. Rhythm a été fondée autour d’une molécule active sur la voie mélanocortine-4, c’est un analogue de l’hormone qui manque lorsque cette voie est perturbée. En bref, on voit ce qu’on fait comme un remplacement hormonal. L’une de nos principales forces, c’est la biologie bien maîtrisée. Notre efficacité n’est plus à démontrer pour notre principal composé – notre premier composé, le setmélanotide.
Nous avons une approbation pour deux indications génériques actuellement, et on s’approche de l’approbation pour notre troisième indication. On considère tout ce domaine de la biologie comme une plateforme et un produit. Il y a une longue liste d’occasions ici – on pourra en parler dans un instant – que nous avons hâte de saisir. Et je pense que, pour une entreprise d’environ 400 employés, on a une bonne capitalisation. Je vais laisser Hunter vous dire quelques mots sur la façon dont il a pensé à nous mettre dans cette position.
Hunter Smith :
Avec plaisir. On en est à un point où on a dépensé environ 300 millions de dollars l’an dernier. Ça va monter à 400 l’an prochain. On a un peu moins de 400 millions de dollars en liquidités. Et nos directives sont d’avoir plus de 24 mois de marge de liquidités.
Je pense que ce qui nous enthousiasme le plus, et le marché aussi, c’est l’indication pour l’obésité hypothalamique, qui s’en vient. On en reparlera, évidemment. Cette indication a une prévalence beaucoup plus forte que nos indications actuelles, et les patients sont en contact très étroit avec le système médical. C’est une occasion vraiment incroyable.
Phil Nadeau :
Vous avez tous les deux mentionné des occasions qui s’offrent à Rhythm. Quelle est votre vision stratégique à long terme pour Rhythm? Pouvez-vous décrire les piliers sur lesquels l’entreprise se construit?
David Meeker :
Bien sûr. Je parlais il y a un moment de plateforme et de produit, on aime voir Rhythm exactement comme ça : trois piliers. Le premier pilier, c’est les causes génétiques de l’altération de la signalisation dans cette voie. C’était la base de nos approbations initiales, avec les gènes POMC et pour le récepteur de la leptine.
Il y a une longue liste de gènes et nous avons un essai de phase III qui s’en vient, qui étudie en fait quatre gènes différents. On a récemment terminé une étude DAYBREAK dans laquelle on a examiné 30 gènes qui pourraient être associés à la voie. Il y a donc ce pilier génétique, avec beaucoup de travail à faire. Et on va le faire progressivement. Il y a beaucoup d’éléments pour réussir, et aussi des défis.
Le pilier du milieu est l’obésité hypothalamique, dont Hunter vient de parler. C’est notre échéance prochaine pour la PDUFA, le 20 mars. Cette occasion est liée à une déficience anatomique, ce qui signifie que l’hypothalamus peut être endommagé, souvent en raison de tumeurs bénignes, qui sont réséquées. Soit la tumeur elle-même, soit l’opération chirurgicale pour la traiter a endommagé l’hypothalamus. Ou alors certains patients ont des troubles congénitaux où l’hypothalamus ne se développe tout simplement pas. On parle d’un dysfonctionnement anatomique de l’hypothalamus.
Et le troisième pilier est aussi génétique, mais il est autonome. C’est une maladie très connue, le syndrome de Prader-Willi. C’est un énorme besoin non comblé, une maladie dévastatrice. Beaucoup d’entreprises cherchent à la traiter. Mais le besoin est grand et nous pensons avoir une approche unique. Voilà pour nos trois principaux piliers.
Pour toute entreprise de valeur, il faut réfléchir à la gestion du cycle de vie, et on l’a fait depuis le début. On a deux produits de nouvelle génération, un traitement oral et un injectable hebdomadaire. Ils prolongent tous deux la durée de notre brevet jusqu’en 2040 ou plus. Ça nous donne une très bonne ligne droite.
La dernière chose que je dirais, c’est qu’on n’a pas de laboratoires expérimentaux, mais on a un groupe scientifique très solide. Et on cherche vraiment à comprendre d’autres façons de travailler sur cette voie, des choses qu’on pourrait faire pour compléter notre approche actuelle.
Phil Nadeau :
Pour en savoir un peu plus sur le lancement pour l’obésité hypothalamique, vous avez lancé IMCIVREE pour le syndrome de Bardet-Biedl. Mais l’obésité hypothalamique est sans doute encore plus importante, vu la prévalence dont Hunter a parlé. Quelles sont les priorités clés de Rhythm aujourd’hui pour être prête à un bon lancement pour trouble orphelin comme celui-ci?
Hunter Smith :
D’abord et avant tout, on a augmenté notre effectif de vente, qui est passé de 16 à 42 gestionnaires de territoire aux États-Unis, en prévision de la date du 20 mars pour la PDUFA. Donc, on a beaucoup augmenté notre couverture. On a aussi anticipé et renforcé nos gestionnaires de l’éducation des patients, qui soutiennent l’administration et les aidants avec l’arrivée du traitement, et qui travaillent avec les patients pour s’assurer que le processus se passe bien et qu’ils administrent le traitement comme il faut. Ces deux forces sur le terrain ont été beaucoup élargies en prévision de l’occasion.
Il y a une prévalence estimée à plus de 10 000 patients aux États-Unis, et la grande majorité d’entre eux ont une forme d’insuffisance hypophysaire. Ça veut dire qu’ils sont en contact avec un endocrinologue. On a estimé qu’environ 5 000 endocrinologues s’occupent d’un patient atteint d’obésité hypothalamique, dont environ la moitié se trouvent dans les premier et deuxième rangs. Notre priorité a donc été de rencontrer autant d’endocrinologues que possible, avec à l’esprit qu’ils connaissent l’obésité hypothalamique, puis de travailler avec eux pour déterminer combien de patients atteints ils traitent et pour savoir dans quelle mesure ils seraient disposés à prescrire après l’approbation.
À côté de ça, il y a beaucoup d’endocrinologues qui ne connaissent pas vraiment l’obésité hypothalamique. Ils la comprennent lorsqu’ils en sont informés, mais ils ne la connaissent pas en tant que maladie. Alors, en travaillant avec l’analyse des demandes de règlement, on leur parle souvent des profils de patients. Et ils disent : « Oui, je pense que j’ai un patient comme ça dans ma pratique; je vais le faire venir pour un possible diagnostic différentiel. »
Juste avant la fin de l’année, au quatrième trimestre de l’an dernier, on a dit qu’on avait repéré plus de 2 000 patients qui étaient atteints d’obésité hypothalamique soit suspectée, soit diagnostiquée. Notre priorité a été d’augmenter ce nombre et de faire passer plus de patients avec une maladie suspectée dans la catégorie diagnostiquée avant le lancement.
Phil Nadeau :
Hunter, que devraient penser les investisseurs de la trajectoire d’adoption pour l’obésité hypothalamique? Comment la trajectoire se comparera-t-elle à celle d’IMCIVREE pour le SBB ou de Vykat pour le SPW?
Hunter Smith :
On pense que la trajectoire sera plus solide que celle du SBB, simplement parce que le nombre de patients repérés sera plus élevé d’entrée de jeu. Et les sites de soins seront beaucoup plus concentrés dans le domaine de l’endocrinologie. Pour le SBB, c’était très éparpillé. Il y en avait même beaucoup en soins primaires. C’était donc une approche beaucoup plus dispersée. Il était plus difficile de déterminer où ils étaient et le paradigme de traitement s’est formé au fil du temps.
En revanche, le lancement de Vykat, ça a été un joli succès pour Soleno. Les patients atteints du syndrome de Prader-Willi ont des défis importants qui font que les patients, les aidants et les médecins sont très désireux de prescrire quelque chose qui pourrait modifier un comportement potentiellement violent ou extrêmement agressif associé à leur hyperphagie. Bon nombre de ces patients vivent aussi dans un foyer de groupe.
Ces deux facteurs permettent beaucoup de prescriptions dès le début, ce qui n’est pas le cas pour l’obésité hypothalamique. Les patients sont plus étalés. Il y a une forte urgence à traiter chez les personnes très conscientes de la maladie. Mais ce déploiement va prendre du temps.
Je pense que l’autre chose à laquelle on doit réfléchir, c’est que les ordonnances peuvent être une chose, et ce sera la meilleure indication de la demande. Mais on a affaire à des exclusions pour perte de poids dans le cas de Medicare et de certains régimes Medicaid. Il y a aussi le temps qu’il faut à une nouvelle indication pour passer par les comités de Plateformes et Technologie et ce genre de choses. Ça peut prendre du temps pour qu’une prescription se transforme en un patient remboursé.
David Meeker :
J’aimerais ajouter une chose à ce que Hunter a dit.
L’une des façons dont on perçoit la différence entre le SBB et l’obésité hypothalamique, c’est que ce sont deux maladies rares, on compte 5 000 patients pour le SBB aux États-Unis et 10 000 pour l’obésité hypothalamique. Mais, comme Hunter l’a dit, la concentration sur les endocrinologues pour les patients atteints d’obésité hypothalamique fait que c’est très léger en termes de spécialités. Et je pense que les entreprises de maladies rares, comme on l’a fait pour le début avec le SBB, on ne peut pas frapper à chaque porte. Ces patients sont souvent en soins primaires ou approchant. Alors, ça n’aurait pas de sens de déployer d’importantes forces sur le terrain.
Ce qu’il faut vraiment essayer de faire, c’est de faire de la sensibilisation, pour que les patients aient de bonnes chances d’obtenir un diagnostic et qu’ils viennent vous trouver. Mais pour une occasion axée sur une spécialité, il faut frapper à chaque porte. Du coup, on se renforce pour être en mesure de le faire, et ça fera une grande différence.
Phil Nadeau :
En ce qui concerne la gestion du cycle de vie, pouvez-vous parler de la durée de vie commerciale prévue de votre franchise? Comment voyez-vous les brevets, la propriété intellectuelle et les candidats de la prochaine génération et la nature du marché des troubles orphelins se traduire en une prévision de durée de vie commerciale? Et peut-être aussi, que fait Rhythm pour garder une longueur d’avance sur la concurrence? On voit quelques programmes pour l’obésité hypothalamique commencer leur développement clinique.
David Meeker :
Je pense que… En ce qui concerne les brevets eux-mêmes, à commencer par le setmélanotide, notre protection pour la composition du setmélanotide se termine en 2032 aux États-Unis et en 2034 en Europe. Il y a un élément clé. C’est pour la composition.
La formulation elle-même, ce brevet expire en 2034 aux États-Unis et en 2036. Et lorsque la FDA publie des orientations, lorsqu’on fait approuver son médicament, elle publie des orientations pour qu’un générique sache ce qu’il doit faire pour faire approuver son médicament en tant que générique dans le cadre de ce programme. Ces orientations vous guident jusqu’à la formulation. On peut dire que notre couverture de brevets pour le setmélanotide ou IMCIVREE aux États-Unis va jusqu’en 2034 et de deux ans plus tard en Europe. C’est le point de départ.
Comme je l’ai évoqué rapidement plus tôt, pour nos produits de nouvelle génération, tous les deux, avec une prolongation de la durée des brevets, nous mènent jusqu’après 2040. Du point de vue de la composition, on pense qu’on a une longue ligne droite et qu’on est très bien protégés. Ensuite, on fait ce que chaque entreprise fait, c’est-à-dire que chaque fois qu’on a une nouvelle découverte, qu’on a une nouvelle indication, on dépose des brevets sur les méthodes. On le fait de façon très systématique. Et on pense qu’on a un portefeuille de brevets assez solide en ce moment entre la composition et ces méthodes.
Phil Nadeau :
Formidable. Merci d’avoir été parmi nous pour ce balado. Nous vous remercions de nous avoir accordé de votre temps.
David Meeker :
Merci.
Annonceur :
Merci d’avoir été des nôtres. Ne manquez pas le prochain épisode du balado Insights de TD Cowen.