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Bienvenue à Insights de TD Cowen. Un balado qui réunit des spécialistes qui offrent leur éclairage et leurs réflexions sur ce qui façonne notre monde. Soyez des nôtres pour cette conversation avec les esprits les plus influents de nos secteurs mondiaux.
Shaul Eyal :
Nous sommes à la 54e Conférence annuelle sur la technologie, les médias et les télécommunications de TD Cowen et j’ai le plaisir d’accueillir Kip Meintzer, chef mondial, Relations avec les investisseurs chez Check Point Software.
Kip Meintzer :
Je suis vraiment ravi d’être ici, Shaul.
Shaul Eyal :
J’aimerais commencer par parler du contexte macroéconomique. Il y a beaucoup de facteurs qui entrent en jeu, comme l’IA, les troubles mondiaux et l’incertitude géopolitique. Comment est-ce que tout ça s’inscrit dans la stratégie future de Check Point?
Kip Meintzer :
Si on regarde ce qui explique nos résultats du premier trimestre, ça n’a vraiment rien à voir avec tout cela. C’est une situation qu’on a nous-mêmes créée. Ce qu’on avait décidé de faire, c’était d’apporter des changements à notre approche de mise en marché et de réorganiser notre force de vente pour être mieux placés pour atteindre la croissance durable à deux chiffres qu’on vise pour l’avenir. Pour y arriver, il fallait se concentrer davantage sur les grandes entreprises et aller un peu plus à la recherche de nouveaux clients, pour pouvoir élargir nos occasions de croissance de façon vraiment importante. Quand on regarde le monde dans son ensemble, y compris l’IA et ses effets sur le prix de la mémoire, le prix de la bombe, etc., je pense que nous avons déjà abordé la question en ce qui concerne le facteur défavorable de 1 % pour la marge brute. Du côté géopolitique, pour être honnête avec vous, je pense que ce n’est qu’un bruit de fond négligeable.
Je pense que le marché n’en a pratiquement pas tenu compte jusqu’à présent. Je ne pense pas qu’il y ait vraiment d’incidence sur Check Point ni sur le secteur des technologies. Je pense que ce qui a le plus d’incidence, ce sont probablement les gros titres sur l’IA et ce « croque-mitaine » qui rôde parfois dans l’ombre, qu’il s’agisse de Mythos ou des modèles d’IA en accès libre, et du risque qu’ils posent s’ils tombent entre de mauvaises mains. Mais je pense que tout ça est avantageux pour nous, car ça renforce l’importance de la sécurité et du rôle qu’on joue pour sécuriser la transformation de nos clients vers l’IA.
Shaul Eyal :
Concernant les changements de mise en marché que vous avez mis en place, pouvez-vous nous en décrire quelques-uns?
Kip Meintzer :
L’une des premières choses qu’on a faites, c’est de prendre tous les comptes du marché intermédiaire et de les confier à nos ventes internes pour les renouvellements, puis à notre réseau de distribution pour aller chercher de nouvelles occasions. On a fait passer ces représentants commerciaux au niveau des comptes d’entreprise et réduit le nombre de comptes pris en charge par chaque directeur de comptes. Ensuite, on a embauché et réaffecté du monde pour faire de la prospection. On a maintenant un véritable modèle de type « chasseur-cultivateur » pour la gestion des comptes d’entreprise. On a aussi des équipes de vente spécialisées pour chacun de nos piliers. C’était le principal objectif : être capables de donner l’attention nécessaire aux entreprises pour faire de la vente croisée, de la vente incitative, rester vraiment au fait de chacun de ces comptes individuels et s’assurer d’en tirer le maximum, en élargissant notre présence partout où c’était possible.
En ce qui concerne les chasseurs qui vont chercher de nouveaux comptes, le plus important pour notre croissance à l’avenir, c’est probablement d’intégrer ces nouveaux comptes pour pouvoir prendre de l’expansion, non seulement du point de vue du matériel technologique, mais dans chacun de nos piliers.
Shaul Eyal :
Pour ce qui est de la répartition entre les produits et les abonnements, pour revenir à vos premiers commentaires, vous disiez que c’était en bonne partie une situation que vous avez créée. En ce qui concerne les produits, on voit de nombreuses sociétés profiter de la mise en place des centres de données, et vous, vous avez essentiellement évolué au cœur même de ces centres. Comment cela devrait-il se manifester au deuxième trimestre et, fort probablement, au deuxième semestre de 2026? Et en même temps, les revenus tirés des abonnements sont demeurés très stables.
Kip Meintzer :
Je pense que, si l’on examine notre pipeline et ce dont nous avons parlé, on constate que celui-ci continue de s’étoffer. En fait, notre pipeline actuel est en avance sur celui d’il y a un an. On voit beaucoup d’occasions se présenter, mais c’est maintenant une question d’exécution. En ce qui concerne les centres de données, vous avez raison, c’est là qu’on intervient au sein de la plupart des organisations. On a également eu un certain succès du côté des usines d’IA. On a eu du succès là, puis on a eu du succès avec des occasions liées à de nouveaux clients, ou je devrais plutôt dire des clients qu’on a réussi à reconquérir. Donc les centres de données, c’est notre chez-nous. Et si on regarde le pipeline qu’on a devant nous jusqu’à la fin de l’année, les centres de données y contribuent de façon avantageuse.
Shaul Eyal :
En ce qui concerne l’expansion de votre plateforme, dans le contexte de vos solutions SASE, CTEM, de sécurité du courriel et liées à l’IA, celles-ci ont jusqu’à présent affiché de bons résultats et de bons taux de croissance. Quels sont les plans pour élargir la portée de cette plateforme?
Kip Meintzer :
Je pense que dans chaque pilier, il y a de la place pour grandir. Vous nous avez vus le faire au cours de chacun des deux derniers trimestres. Nous avons apporté une valeur ajoutée à chacun de ces segments. Je pense que c’était le pilier CTEM et aussi notre pilier d’IA. Il me semble qu’il y a toujours des occasions de trouver des éléments qui peuvent ajouter plus de valeur et élargir chacun de nos piliers. Je pense que les perspectives qui s’offrent à nous, en particulier pour chacun de ces piliers, laissent entrevoir une croissance considérable. Nous n’avons encore qu’effleuré la surface de ce que l’IA peut offrir. C’est encore le tout début en matière de revenus. Le potentiel de ce côté-là est donc très grand, et le segment CTEM est probablement notre moteur de croissance le plus rapide en ce moment. Au dernier trimestre, on parlait d’une croissance des revenus récurrents annuels sur 12 mois de 96 %. Cette solution se vend presque toute seule. C’est un produit que les clients sont immédiatement prêts à acheter dès qu’ils prennent conscience des risques auxquels ils sont exposés.
On pense donc qu’il y a beaucoup de potentiel au sein de chacune de ces catégories, et on n’a fait qu’effleurer la surface, autant du côté de notre propre base de clients installée que du côté des nouveaux comptes qu’on va chercher. C’est donc assez encourageant pour ces trois piliers.
Shaul Eyal :
Vous avez également annoncé récemment une augmentation de deux milliards de dollars de votre programme de rachat d’actions encore en cours. Pensez-vous qu’on va voir la même régularité trimestrielle dans le cadre de ces rachats-là, ou est-ce que vous allez adopter une approche un peu plus opportuniste compte tenu du cours actuel des actions?
Kip Meintzer :
Il nous restait encore une partie de l’expansion initiale, la dernière expansion de deux milliards de dollars. Alors ce trimestre, on va probablement atteindre 325 millions, mais au-delà de ça, quand on va commencer à se servir de la nouvelle autorisation bonifiée de deux milliards, il n’y a vraiment aucune limite. Donc ça va être opportuniste, et ça va dépendre de ce que l’équipe de trésorerie jugera bon de faire.
Shaul Eyal :
Et si l’on considère les quelque deux milliards de dollars de titres convertibles à coupon zéro que vous avez émis à la fin de l’an dernier, comment ça devrait se traduire? Des fusions et acquisitions, des petites acquisitions complémentaires, des rachats d’actions plus importants? Comment les investisseurs doivent-ils voir ça?
Kip Meintzer :
Je pense que la première chose que cela a changée, c’est que Check Point n’est plus la même entreprise qu’avant. Nous n’avons jamais eu de dette dans toute l’histoire de la société. Donc ça a vraiment envoyé un nouveau message, notamment une plus grande ouverture à envisager des occasions plus importantes du côté des acquisitions. Ça ne veut pas dire qu’on va courir après, mais si elles se présentent, on veut être sûrs d’avoir les moyens financiers nécessaires pour les saisir. Je pense que si on y regarde de plus près, ça nous donne beaucoup de souplesse. On peut réaliser plusieurs acquisitions de moindre envergure et, si l’on pense à l’IA, les jeunes entreprises dans ce domaine coûtent généralement un peu plus cher. Ça nous a donc donné beaucoup de flexibilité, et il n’y a rien de mal à avoir cette marge de manœuvre. Et nous avons obtenu des conditions intéressantes, n’est-ce pas? Un titre à coupon zéro, c’est difficile de faire mieux que ça.
Shaul Eyal :
Kip, merci beaucoup. Merci de votre temps.
Kip Meintzer :
Je vous en prie, Shaul. C’est toujours un plaisir de vous parler. Je vous remercie.
Voix hors champ 1 :
Merci de nous avoir écoutés. Ne manquez pas le prochain épisode du balado Insights de TD Cowen.