Invités : Mett Kinak, chef mondial, Négociation d’actions, T. Rowe Price, et John Ramsay, chef, Politiques de marché, IEX Exchange
Animation : Peter Haynes, directeur général et chef, Recherche, Structure des marchés et indices, Valeurs Mobilières TD
L’épisode 79 de Bid Out examine le récent débat du secteur concernant l’élimination de la Règle sur la protection des ordres et les politiques connexes qui seront touchées par ce changement. Comme la Securities and Exchange Commission (SEC) est sur le point d’éliminer une règle qui est au cœur de la structure actuelle du marché boursier, deux experts du secteur, soit Mett Kinak de T. Rowe Price et John Ramsay d’IEX, se joignent à nous dans le cadre de cet épisode pour une discussion sur les règles qui changeront ainsi que les règles et les protocoles qui doivent être modifiés dans un monde sans Règle sur la protection des ordres, une liste qui comprend la question de savoir si le secteur a besoin d’un plafond de frais d’accès et quel est l’avenir du meilleur cours acheteur ou vendeur national (NBBO). Les deux discutent des nouveaux systèmes de négociation parallèle pour les titres segmentés en unités et de la façon dont la finance traditionnelle et la finance décentralisée peuvent coexister dans la négociation d’actions, et ils terminent par une discussion sur la nécessité d’une réglementation rigoureuse des marchés de prédiction.
| Chapitres: | |
|---|---|
| 4:30 | L’importance des tables rondes et la plus grande surprise découlant de l’événement relatif à la Règle sur la protection des ordres à Austin |
| 9:40 | Principaux thèmes d’Austin – Plafonnement des frais d’accès et avenir du NBBO |
| 18:10 | L’écart minimal et le plafonnement des frais d’accès se poursuivront-ils comme prévu en novembre? |
| 20:39 | L’avenir du NBBO après le retrait de la Règle sur la protection des ordres |
| 40:34 | Nouveaux systèmes de négociation parallèle pour les titres segmentés en unités et fusion des opérations sur actions au sein de la finance traditionnelle et de la finance décentralisée |
| 54:48 | Réglementation des marchés de prédiction |
Ce balado a été enregistré le 5 mars 2026.
John Ramsay :
Comme tout le monde le sait, les gens s’inquiètent depuis longtemps de la règle sur la protection des ordres. On se demande si elle a jamais été nécessaire, et même si elle l’est aujourd’hui.
Peter Haynes :
Bienvenue à l’épisode 79 du balado Bid Out, qui traite de la structure du marché au nord du 49e parallèle. Ici votre animateur Peter Haynes. J’ai décidé de ramener certains invités après m’être récemment lancé dans un monologue pendant 30 minutes. C’est arrivé au dernier épisode. J’ai discouru en solo sur les indices de référence pour 2026. J’avais bien le droit, mais je dois admettre que je préfère de beaucoup jouer au modérateur qu’au créateur de contenu. J’ai hâte de vous présenter mes deux invités, qui en ont long à dire. Matt Kinak est chef, Négociation mondiale, à T. Rowe, et John Ramsay, expert en chef des politiques, à IEX. John coanime même un balado sur la structure des marchés avec son collègue très respecté d’IEX, un véritable boute-en-train dans notre domaine.
John Ramsay :
Et j’ajouterai que Ronan n’a pas la langue dans sa poche.
Peter Haynes :
Oui, il faudrait modifier la classification de notre balado si Ronan était ici.
John Ramsay :
Je me suis habitué, mais, pour votre balado, je vais me surveiller.
Peter Haynes :
Pas de souci. On parle de Ronan Ryan, qui est bien connu dans notre domaine. John et Ronan animent un balado très populaire intitulé « Boxes and Lines ». J’encourage à l’écouter tous ceux qui s’intéressent à la structure du marché. Et si vous suivez notre balado, la structure du marché vous intéresse sûrement. John et Matt, merci beaucoup de votre présence.
John Ramsay :
Merci.
Mett Kinak :
Merci de nous recevoir, Peter.
Peter Haynes :
OK. John, je commence par vous, vu que vous coanimez également un balado. Préférez-vous le rôle d’animateur ou d’invité?
John Ramsay :
Je ne sais pas. À la fin du balado, je pourrai vous le dire. J’aime les deux, je dois dire. J’ai confiance en vous comme animateur, Peter. À vrai dire, je me sens aussi à l’aise dans ce rôle. C’est plus facile de poser les questions que de chercher à formuler les réponses, mais ça va.
Peter Haynes :
On peut bien sûr lire les questions, mais ça s’apprend aussi l’art de les esquiver, de les contourner. Avant d’arriver ici, je riais en pensant que l’animateur de n’importe quel balado dit toujours qu’il reçoit le meilleur invité. Personne ne va se vanter d’avoir invité les deux pires idiots à son balado. Ce n’est d’ailleurs pas mon intention aujourd’hui.
John Ramsay :
Dieu merci. Oui.
Peter Haynes :
À dire ça, j’ai eu un petit frisson. Matt, vous avez participé à quelques épisodes de notre balado. Je vous remercie du temps que vous consacrez au secteur. En plus, vous avez été invité à quelques reprises au balado « Boxes and Lines ». J’aimerais que vous racontiez à nos auditeurs votre première expérience à « Boxes and Lines ».
Mett Kinak :
J’ai eu la chance d’être l’un des premiers invités au lancement de Boxes and Lines. Comme John le sait, on était en quelque sorte sur la sellette dans une cabine téléphonique à ce moment-là.
John Ramsay :
C’était au début de la COVID-19.
Mett Kinak :
Oui, juste avant.
John Ramsay :
En fait, non, ça devait être même avant, parce qu’on ne pouvait pas le faire après. Oui.
Mett Kinak :
Oui. Juste avant la COVID-19. Peut-être que la pandémie s’est déclarée dans cette cabine surchauffée où on discutait tous les trois. On était à l’étroit, mais c’était agréable, comme si on se retrouvait au sauna... Je n’ai jamais participé à un balado dans un sauna, mais j’imagine que ça doit ressembler à ça. Oui, ç’a été une expérience intéressante.
John Ramsay :
Oui, on a toujours la cabine; on pourra en faire don au Smithsonian un de ces jours. Il y faisait tellement chaud que les fenêtres embuaient. L’un de nos invités du début, Eric Stockland, a écrit sur la vitre avec son doigt « Sauvez-moi ».
Peter Haynes :
Eric est aussi un crack de la structure du marché. On a un clan divertissant. Je sais qu’on va rire beaucoup aujourd’hui. Mais on va aussi aborder certains enjeux de l’heure en 2026. Il a fallu un peu de temps pour se préparer, mais cette discussion visait au départ à examiner la dernière des deux tables rondes organisées par la SEC sur la règle 611, qui traite de la protection des ordres (RPO). Cette deuxième table ronde a eu lieu à Austin, au Texas, en décembre. Après avoir discuté de la RPO, on va aborder certains autres enjeux. À part la RPO, d’autres questions en 2026 méritent qu’on s’y attarde.
Je commence par vous, Matt. Vous avez participé aux deux tables rondes de la SEC, celle à Washington, en septembre, et celle à Austin, au Texas, en décembre. John, vous avez accompagné Matt à la deuxième, à Austin. Matt, pourquoi est-il si important que la SEC tienne des tables rondes? Et quelle a été votre plus grande surprise après chacune?
Mett Kinak :
Comme je l’ai dit, j’ai eu la chance de participer aux deux. On m’a appelé pour la deuxième, et j’ai toujours été très heureux de participer aux tables rondes ou aux réunions de la SEC. Je vis à Baltimore; le déplacement est facile pour moi. Mais je me suis engagé pour la deuxième sans me rendre compte que ça aurait lieu à Austin, au Texas. Quand ils me l’ont signalé, je ne pouvais plus reculer. Mais ç’a été une belle expérience; l’événement était très bien organisé. John, je ne sais pas si vous avez déjà notre photo, mais on dirait la Cène dans la Bible. Des gens...
John Ramsay :
Je ne vous demanderai pas quel rôle vous m’attribuez, mais…
Mett Kinak :
Ce qui est intéressant, c’est que des gens m’en ont envoyé des photos en disant que ça ressemblait étrangement à celle de la table ronde. J’ai répondu que, heureusement, je n’étais pas assis au milieu ». Et quand j’ai vu la photo, c’est là que j’étais. C’est la faute à l’ordre alphabétique, à cause de mon nom.
John Ramsay :
Oui, pas de quoi dégonfler votre ego.
Mett Kinak :
Pas du tout.
John Ramsay :
C’est vous qui le dites.
Mett Kinak :
Je vais faire comme si je n’avais rien entendu. Quoi qu’il en soit, pourquoi ces tables rondes sont-elles importantes? On est dans le métier depuis longtemps. JR a déjà travaillé à la SEC et connaît la structure du marché. Vous aussi, Peter. C’est très utile pour le secteur que tout le monde puisse se réunir et parler ouvertement de leurs problèmes et de ce qui affecte leurs activités. Et on a eu l’occasion de le faire avec les administrations précédentes, mais pas autant avec la dernière. Heureusement, il fallait revenir... Là encore, il est très important d’avoir des forums où on peut s’exprimer franchement. On doit pouvoir le dire si on estime que des changements majeurs à la structure du marché risquent d’avoir certaines conséquences. Souvent, je suis en contact avec le côté des ventes et avec les bourses. Et, bien sûr, je parle à mes pairs du côté des achats.
Je pense avoir une assez bonne idée de ce que les gens pensent. Mais, dans un forum où on peut prendre la parole, on cherche parfois à protéger ses intérêts. Je n’ai rien contre, nécessairement. Ça prépare le terrain pour la suite des choses. Par exemple, la règle 611 donne une idée de la situation du secteur, des personnes qui pourraient contester ou non une proposition de la SEC et de ce que la SEC pense en général. Le principal point que je retiens de la première table ronde... C’est qu’on savait que la SEC n’était pas entichée de la règle 611. Mais on a vu à quel point la règle déplaît probablement à l’actuel président. Et, après la table ronde, l’orientation que la SEC s’est précisée davantage que ce que bien du monde prévoyait, je crois.
Peter Haynes :
John, vous en dites quoi? Vous participez aux travaux de la SEC et à de nombreuses tables rondes. Premièrement, que pensez-vous des tables rondes en particulier et, deuxièmement, quelle a été la plus grande surprise concernant la RPO lors de ces deux tables rondes?
John Ramsay :
Tout s’est bien déroulé. En général, je pense, comme Matt, que ces tables rondes sont très importantes. Du point de vue du personnel, il faut beaucoup de travail pour établir le programme et recruter des participants. C’est un aspect important, de toute évidence. Il faut un échantillon assez large de participants pour favoriser la diversité d’opinions dans les échanges, sinon, ça ne sert à rien. En ce sens, l’exercice est plutôt réussi. Pour des raisons personnelles, j’ai adoré que ça se déroule à Austin, une ville que j’affectionne parce que j’ai fait des études de premier cycle à l’Université du Texas à Austin. Je suis sans doute l’un des plus chauds partisans des Longhorns. Je ne rate aucune occasion de me rendre là-bas.
Et c’est bien que le personnel quitte Washington de temps à autre. Donc, je suis satisfait. Pour ce qui est de la RPO, je n’ai pas été tellement surpris. Je savais que vous alliez en parler. La plus grande surprise vient des discussions, à savoir notamment si le plafond des droits d’accès serait maintenu advenant que la SEC abroge la règle. Et j’étais lourdement armé pour faire valoir la nécessité de plafonner les droits d’accès, peu importe le sort réservé à la règle. Je craignais de faire cavalier seul ou d’être en minorité. Mais j’ai été agréablement surpris de constater que beaucoup de monde, tout comme Matt, était d’accord.
Peter Haynes :
Oui. Le groupe qui n’était pas en faveur du maintien d’un plafond était les bourses parmi les pairs. John, pourriez-vous expliquer pourquoi les autres bourses voulaient abolir le plafond des droits d’accès et pourquoi il n’y a pas eu plus de discussions à la deuxième table ronde sur d’autres sujets que la règle 611? On aurait pu parler davantage des niveaux fixés pour les bourses? Il me semble que ces deux questions : le plafond des droits d’accès et les niveaux fixés pour les bourses, vont de pair.
John Ramsay :
Tout à fait. Je répondrai avec plaisir à la première. IEX a longtemps critiqué la complexité excessive et inutile du barème des frais. On accorde maintenant des rabais en fonction de niveaux, même si je pense que notre structure est encore plus simple que celle de bien des bourses. Je pense que les grandes bourses rejettent l’idée d’un plafond, estimant que, si leur activité n’est pas soutenue par... Je ne voudrais pas me montrer trop sarcastique. Dans le cadre réglementaire actuel, la plupart des bourses ont innové principalement en faisant appel à divers mécanismes de fixation des prix. Elles veulent avoir le plus de souplesse possible pour fixer les prix afin d’inciter les investisseurs à faire affaire avec elles, au lieu de chercher d’autres façons d’innover. Ça ne veut pas dire qu’elles y ont renoncé. Mais on pense que ces mécanismes représentent leur principal mode d’innovation.
Je ne veux pas parler en leur nom, mais, si on les prive du soutien actuel de la RPO, elles vont demander encore plus de souplesse pour les droits. On pense que le plafond des droits d’accès ne vise pas principalement – et à ça n’a jamais été le cas – à soutenir la RPO, mais à s’assurer que les prix affichés reflètent de façon utile et exacte le coût réel des opérations. Et ce principe demeure, quoi qu’il arrive.
Peter Haynes :
John a indiqué que vous étiez sur la même longueur d’onde que lui en ce qui concerne les droits d’accès. Brett Redfern, l’ancien chef, Négociation et Marchés, était très loquace à ce sujet et faisait partie du même panel que vous. Que pensez-vous du maintien d’un plafond des droits d’accès?
Mett Kinak :
Oui. Je suis d’accord avec JR et d’autres membres du panel : il faut maintenir un plafond. La question est difficile et ne date pas d’hier... On plaide pour abaisser le plafond ou l’éliminer pour certains titres depuis près de 15 ans, je dirais. Un thème sous-jacent se profile quand on aborde la structure du marché et la réglementation aux États-Unis. C’est l’approche universelle qui prime. Soit on plafonne à 30 le cours de chaque titre, qu’il s’agisse du titre négocié le plus liquide ou du FNB le moins négocié, soit on le réduit à dix pour tout le monde. Franchement, je pense que ce n’est pas une bonne façon de procéder, mais c’est comme ça que notre organisme de réglementation juge devoir aborder ces questions.
On a plaidé que les titres les plus liquides devraient probablement bénéficier d’un plafond beaucoup plus bas pour les droits d’accès, parce que l’intermédiation n’est pas aussi nécessaire pour ces titres. De ce point de vue, j’estime encore qu’un plafond est nécessaire parce qu’il y a un autre thème sous-jacent. Je pense qu’on peut abolir la RPO en général parce que la meilleure exécution dicte toujours d’une manière ou d’une autre la nécessité d’obtenir le meilleur résultat, le meilleur prix. Comme la meilleure exécution subsistera avec ou sans la RPO. On va toujours devoir chercher à obtenir le meilleur prix. Peut-être que l’interprétation de la meilleure exécution pour T. Rowe ne se traduit pas par le meilleur cours pour l’exécution de chaque tranche de 100 actions, mais ce sera certainement le cas pour une partie du marché ou certains acteurs du secteur. De leur point de vue, sans plafond, une bourse peut facturer un montant élevé pour accéder à des liquidités et, si elle offre la cote la plus avantageuse pour un titre donné, quelqu’un doit intervenir en raison de l’obligation de meilleure exécution.
Et c’est très délicat d’expliquer au client que vous ne voulez pas intervenir sur le cours parce que ça coûte cher. Même si vous obtenez le meilleur prix, ça ne répondra pas à mes intérêts. Les plafonds demeurent un enjeu important parce qu’ils créent un conflit d’intérêts entre le client, l’expéditeur de l’ordre et le lieu de son exécution. Pour atténuer le problème... Soit dit en passant, c’était la principale raison pour laquelle on voulait réduire les droits d’accès il y a 15 ans. Il y a toujours eu cette perception de conflit d’intérêts lorsque les courtiers acheminent les ordres.
Je suis toujours en faveur d’une réduction des droits d’accès pour les titres les plus liquides, mais je pense qu’il faut fixer un plafond pour éviter un dérapage qui obligerait à intervenir à contrecœur sur les cotes.
John Ramsay :
Je suis d’accord avec Matt. Si la règle était abrogée, je pense qu’on pourrait amplement discuter de ce à quoi pourrait ressembler le plafond. Je penche pour un plafond unique plutôt que plusieurs niveaux; c’est plus simple. Mais ça pourrait être autre chose que 10 mils (1 cent), peut-être 15 mils (1,5 cent)... Qui sait? Mais il faut un plafond. On se rappellera que ces amendements ont été finalement adoptés à l’unanimité par la SEC. Ça dit bien quelque chose. Deux bourses les ont contestés devant les tribunaux. La contestation a été rejetée à l’unanimité par un tribunal d’appel à Washington. On a vécu tout ça et, à un certain moment, il faut bien que ça finisse. On ne peut pas toujours revenir devant les tribunaux.
Si une autre réforme du Règlement NMS (National Market System) soulève de nouveau la question du plafond des droits d’accès, je comprends qu’il va falloir se pencher là-dessus. Mais, dans le contexte de ce litige, il fallait que tout le monde, même les adversaires, reconnaisse le lien inextricable entre les changements dans l’écart minimal, passé à un demi-cent, et les droits d’accès, et qu’on ne pouvait pas changer l’un sans tenir compte de l’impact sur l’autre. Tout le monde semblait d’accord là-dessus et avec le principe selon lequel les droits d’accès ne peuvent pas représenter plus de la moitié de l’écart minimal; ça cause beaucoup trop de distorsions. Si tout le monde s’entend là-dessus, je ne vois pas comment on peut conclure autrement qu’il faut un plafond.
Peter Haynes :
Avant de répondre à cette question, John, je tiens à mentionner que l’une des options, comme Matt l’a mentionné en parlant du plafond et de la difficulté à déterminer le meilleur prix en raison des droits intégrés, serait d’adopter un modèle de tarification nette. Mais ce modèle, s’il repose sur des niveaux définis par les bourses, devient très difficile d’application, parce que le prix net...
John Ramsay :
Tout ça devient ingérable. Et il y a bien d’autres raisons, Peter. Aussi, pour adopter ce modèle, il faudrait fixer des écarts de prix très serrés, une idée que presque tout le monde a déjà rejetée. On voulait y aller par tranche de 10 mils (un cent) ou quelque chose du genre. Comme vous l’avez dit, dans la structure de prix actuelle, c’est presque impossible en pratique de refléter exactement dans la cote l’effet net du prix. Et si vous êtes preneur de liquidités, vous ne saurez jamais quel est l’avantage net pour vous; il n’est peut-être même pas connu.
Peter Haynes :
Oui. On est tous d’accord : ce n’est pas simple. Il faut concilier la complexité et l’aspect pratique. John, on a parlé du plafond des droits d’accès et du litige. En novembre 2026, on est censé adopter un échelon de cotation d’un demi-cent pour environ 1800 titres, puis à un plafond général de droits à 10 mils (1 cent). On a entendu... Et vous avez mentionné que si le NMS est modifié, alors rien ne va plus. Comment croyez-vous que ça va se terminer? La règle qui a déjà été approuvée puis portée devant les tribunaux pourrait-elle être modifiée avant novembre afin de dire, comme Matt, que l’on conserve les droits d’accès plus élevés pour les actions associées à un écart plus large? Cette modification pourrait-elle être adoptée sans un processus réglementaire complet, et croyez-vous que ça va se produire?
John Ramsay :
Matt hoche la tête, alors je suis d’accord avec lui. Je pense que ce serait très difficile à mettre en pratique. Après un processus réglementaire complet qui a duré plus de deux ans et un débat viril sur toutes questions, je vois mal comment on peut revoir la formule sans passer par le processus de publication d’autres projets de réglementation pour commentaires. Ça prend du temps. Beaucoup de temps. J’ai du mal à voir comment ça peut se concrétiser. La SEC pourrait évidemment, si elle le souhaite, prolonger l’étape de conformité des changements; d’autres intervenants du secteur pourraient soutenir une prolongation des deux volets. Sans dire, en tant que bourse, qu’on aimerait que l’écart d’un demi-cent entre en vigueur, parce que ça nous procure plus de souplesse et ça améliore notre compétitivité.
On n’est pas non plus insensibles. On comprend : certains dans le secteur estiment que, du simple point de vue de la capacité, les volumes ont beaucoup augmenté – encore récemment. Il y a tous ces changements qui entrent en vigueur concernant les lots irréguliers et qui font suite à l’adoption de la négociation 24 heures sur 24. Il y a bien des choses en préparation. Alors, s’ils veulent obtenir une prolongation pour donner à tout ce monde une réelle chance de faire le travail nécessaire, je veux bien. Mais je ne pense pas que la prolongation devrait être illimitée.
Peter Haynes :
On surveille si l’administration actuelle va abandonner certaines règles. Certaines propositions vont être arrêtées sous peu. On va y revenir. Matt, il y a beaucoup d’autres règles en jeu avec l’élimination de la règle 611. Mais ce sont vraiment les droits d’accès et le NBBO (meilleur cours acheteur et vendeur national) qui ont le plus retenu l’attention lors des tables rondes, en particulier la deuxième, où on s’est penché sur la question. La discussion sur le NBBO m’a laissé sur ma faim, et j’aimerais vous poser certaines autres questions.
Dans la structure actuelle du marché, les vingt bourses sont tenues de fournir des cotes au système SIP (Securities Information Processor) qui, à son tour, les regroupe et publie le NBBO. Dans un monde sans RPO, pensez-vous que toutes les bourses vont encore fournir des cotations au système SIP? Et si le système SIP a moins de valeur, qui voudra continuer d’en payer les droits?
Mett Kinak :
La question est très complexe, mais je plonge. Avant de commencer, je dirai que je suis d’accord avec JR. À cause de ça, je pense qu’il est très difficile pour la SEC de remanier la proposition approuvée et en suspens sur les échelons de cotation et les droits d’accès. Après avoir discuté avec eux, j’ai bon espoir qu’on empêchera la mise en œuvre en novembre s’il y a aussi des changements à venir à la RPO. Le dossier est trop complexe. On l’a souligné à l’administration précédente au moment d’établir la réglementation. Si l’équation comporte trop de variables, il est très difficile de déterminer quel changement affecte les liquidités, où se déroulent les négociations et à quoi ressemble l’exécution. Il faut y aller un changement à la fois. On a toujours préconisé cette approche. Et je peux même vous donner l’exemple des nouveaux lots réguliers.
À l’heure actuelle, ils augmentent les coûts de négociation des institutions. Qu’arriverait-il si la RPO était éliminée? Faut-il définir les nouveaux lots réguliers à ce moment-là, parce que la protection n’a pas d’importance? Un changement suffirait pour pouvoir mesurer les choses. On aimerait voir ça et une réduction des droits d’accès avant qu’on modifie aussi les échelons de cotation. Soit dit en passant, c’est un changement majeur pour lequel le secteur n’a pas vraiment de données. Des échelons d’un demi-cent ne posent pas de problème. Certains titres vont pouvoir bien gérer ça, mais d’autres non. Mais, en ramenant à 10 mils (1 cent) les droits d’accès, qui étaient généralement de 30 mils (3 cents), on modifie même le ratio entre l’écart et les droits d’accès. Il faudra d’abord étudier les effets qui en découleront avant de modifier la RPO. Mais, si on s’attaque en premier à la RPO, il va falloir mesurer les choses avant de faire les changements.
John Ramsay :
Par contre, je modifierais légèrement l’orientation, en supposant qu’une autre réforme du NMS... va comporter de multiples facettes, comme vous l’avez dit. Il ne s’agit pas seulement de savoir ce qu’il adviendra de la règle 611. Mais aussi des droits d’accès. Des exigences relatives aux marchés figés et croisés. De la meilleure exécution. Comment définir maintenant le meilleur cours acheteur ou vendeur national. C’est une tâche extrêmement complexe... Il faudra beaucoup de temps pour examiner toutes ces questions et faire adopter et mettre en place quoi que ce soit.
Ça pourrait prendre deux ans que je ne serais pas surpris. Je n’aime pas l’idée de maintenir le statu quo si, durant cette période, on a déjà adopté des amendements qui ont été vivement contestés et qu’une décision vient tout renverser. Je ne vois pas comment, sur le plan de l’intégrité institutionnelle, on peut défendre ça.
Peter Haynes :
Matt, je tiens à souligner que le Canada a ramené de 30 à 17 le nombre de titres non intercotés sans aucune incidence. Je ne veux nullement comparer le Canada aux États-Unis; ce serait injuste. Ce sont des marchés différents, mais il y a un certain précédent. Mais pour en revenir au NBBO, pour moi, la question était de savoir quelle est sa pertinence et qui y contribue.
Mett Kinak :
Bien du monde pense sans doute que le NBBO n’est pas nécessairement représentatif de la demande institutionnelle de toute façon. À l’heure actuelle, le NBBO est dérivé de nouveaux lots irréguliers qui ne comptent même pas 100 actions – peut-être par échelons d’un demi-cent, si les nouvelles propositions sont mises en œuvre en novembre. Quand on veut acheter 40 lots réguliers et en vendre 50 avec un échelon d’un demi-cent, si on veut négocier un million d’actions, on peut douter de la pertinence du cours. Ce qui est vraiment avantageux pour les États-Unis, c’est la bande consolidée et les renseignements obtenus sur la dernière vente. Ça aide à déterminer les prix, tout comme le fait le NBBO. On peut voir où se situent l’offre et la demande naturelles et quels volumes sont négociés. Ça renseigne un peu plus que de voir simplement à l’écran le cours d’une action à 40 dollars.
En passant, quand on parle de réforme de la RPO, on suggère toujours d’atteindre un seuil sur le marché de 1 % ou de 2 % par mesure de protection. Cette idée d’une protection ne m’emballe pas. Mais, en obligeant les bourses détentrices de parts de marché à tout de même fournir des cotes au système SIP, elles en tireraient un revenu, ce qui serait avantageux de ce point de vue. Le NBBO conserverait en quelque sorte sa réputation d’étoile polaire, même si, comme je l’ai dit, elle risque de pâlir aux yeux des institutions.
Mais cette étoile polaire continuerait de briller; elle serait plus pertinente, à vrai dire, pour les bourses détentrices d’une part de marché. Selon moi, il est tout à fait insensé d’ajouter dans la prochaine décennie cinq ou dix bourses dotées dont la part de marché est négligeable et qui fourniraient à un système SIP des cotes non accessibles ou non pertinentes. Par contre, l’atteinte d’un certain seuil de part de marché permettait de contribuer au système SIP et, pour moi, ça tient la route.
John Ramsay :
Oui. J’ai aussi remarqué à la table ronde d’Austin un certain consensus, peu importe le sort réservé à la règle, quant à l’importance de maintenir, dans une certaine mesure, le meilleur cours acheteur ou vendeur national, qui constitue un étalon commun pour tout le monde... Autrement dit, la question se pose à savoir si les règles devraient imposer le cours comme mesure prédominante de la concurrence et de l’interaction entre les ordres, mais ça n’élimine pas la nécessité d’avoir une mesure claire du meilleur prix à un moment donné pour toutes sortes de raisons. Quelqu’un dans la position de Matt pourrait s’en méfier davantage que d’autres.
C’est certainement capital pour les investisseurs particuliers qui veulent mesurer les niveaux d’amélioration des cours, construire des indices et déterminer les prix des fonds communs de placement, entre autres. Tout le monde s’entend pour dire que c’est très important.
Peter Haynes :
Le système SIP devient-il moins utile dans un monde sans RPO? Le croyez-vous? Dans le cas des courtiers de détail, qui remboursent chaque mois les frais des abonnés du système SIP, il y a d’autres solutions, comme NASDAQ Basic. Plusieurs disent pouvoir se passer du système SIP parce qu’ils peuvent utiliser une autre source. Et ils trouvent un moyen d’acheminement qui leur semble être le meilleur. Pensez-vous que le nombre d’abonnés du système SIP va diminuer au profit des produits exclusifs? John, la question est pour vous.
John Ramsay :
J’aurais tendance à dire non, je ne pense pas. Je suis d’accord avec Matt. Et l’introduction d’une bande consolidée remonte loin dans le temps. C’est de l’histoire ancienne maintenant. Ça date de bien avant [inaudible 00:28:33]. Ç’a été un événement marquant et un énorme bond en avant en ce qui concerne la qualité et le niveau de transparence des marchés au pays. Les Européens essaient toujours de rattraper leur retard et cherchent encore une solution. Je pense que le système SIP va demeurer important. Il faut aussi savoir que ce processus consolidé est également en cours de modernisation. On a défini une voie pour créer une nouvelle structure de gouvernance accompagnée d’un barème de frais différent. On planche là-dessus.
Comme je l’ai dit, on parle de la SEC d’antan. Mais, à bien des égards, pour montrer combien certaines mises en œuvre prennent beaucoup de temps, on devrait avoir éventuellement des consolidateurs concurrents qui vont aider les forces du marché à mieux fonctionner dans la transmission des données du système SIP. Mais j’ai tendance à penser que la clientèle est encore assez nombreuse et que, si les données peuvent être transmises assez rapidement sur une base concurrentielle, le système SIP va demeurer très pertinent et nécessaire.
Peter Haynes :
John, vous avez mentionné la nouvelle structure de frais du système SIP. J’aimerais compliquer un peu les choses, parce que l’on connaît la structure de frais actuelle. Beaucoup de commentaires dans le cadre de la RPO portaient sur la structure de frais du système SIP, sur le fait que les cotes sont égales aux opérations et sur la nécessité de mieux rémunérer les opérations, en particulier sur les bourses. Mais quoi qu’il en soit, Matt, dans un nouveau monde sans RPO, quelle est la différence entre une bourse et un système de négociation parallèle (SNP)? Croyez-vous que les cotes qui s’afficheraient publiquement sur un SNP, dans le contexte des marchés intelligents comme IntelligentCross, entre autres, pourraient être intégrées au NBBO? Et s’ils contribuent à la détermination des cours, peut-être qu’ils devraient aussi participer aux revenus du système SIP. Comment les choses vont-elles évoluer, pensez-vous?
Mett Kinak :
C’est pourquoi j’ai insisté, Peter, pour qu’on fixe des seuils de part de marché. Je détesterais que tous ceux qui veulent afficher publiquement une cote puisse l’envoyer à un agrégateur. Ils devraient peut-être se connecter à des endroits où ils ne le voudraient pas. Si vous détenez une part de marché, les gens sont sans doute déjà en contact avec vous par crainte de manquer des liquidités. Si on peut fixer un seuil de part de marché, sachant que les firmes qui le dépassent et qui veulent maintenir... Et ce peut être un choix. Si vous voulez pouvoir continuer d’afficher publiquement des cotes pour favoriser les interactions, vous pouvez intégrer le système SIP. On va vous contacter non pas par obligation, mais sans doute parce que vous offrez certaines liquidités. Mais vous pouvez aussi renoncer à ce choix.
Si vous trouvez un modèle qui évite de faire partie du système SIP, ce choix vous appartient. Si, pour une raison ou une autre, ça vous avantage de mettre en place un mécanisme qui n’est pas immédiatement accessible ou qui ne répond pas à la priorité prix-temps, ou de disposer d’autres mécanismes qui pourraient vous éloigner de la gestion traditionnelle des files d’attente, je n’ai rien contre. Vous avez le choix, et vous pouvez refuser de faire partie du système SIP. Dans le cas d’IntelligentCross, si on affiche publiquement une cote, qu’on atteint les seuils de part de marché et qu’on veut en profiter pour générer des revenus et interagir avec eux, je veux bien.
Par contre, je ne suis pas d’accord pour que tout le monde soit de la partie, même les petites firmes. On en revient à la question de savoir si l’abolition de la RPO risque de réduire le nombre de lieux de négociation. Une école de pensée répond oui, et l’autre estime qu’il va y avoir plus de lieux de négociation. Et c’est possible si on ne limite pas qui peut faire quoi. Si vous n’atteignez pas le seuil de part de marché, les quelque 20 SNP pourraient bien afficher publiquement une cote eux aussi et solliciter les interactions. Personne n’est obligé s’il n’y a plus de RPO. Mais ça met une pression du point de vue de la meilleure exécution. On tente d’éviter ça.
John Ramsay :
Oui. Ce serait certainement une conséquence involontaire et fâcheuse. Je pense qu’on est d’accord là-dessus également. À mon sens, personne à la SEC ne croit que ce serait une issue voulue ou appropriée de toute cette réforme qu’on se contente de multiplier les SNP pour ensuite constater que le meilleur prix est de plus en plus flou. Ça ne peut pas être l’objectif. Et je pense que la SEC doit veiller à ce qu’il y ait toujours assez d’incitatifs pour s’enregistrer comme bourse. Les systèmes de négociation parallèle jouent un rôle important. Ils offrent bien des options aux sociétés comme celle de Matt, entre autres.
Les bourses jouent aussi un rôle essentiel, un peu comme une place publique, où tout le monde bénéficie d’un accès équitable et où les ordres interagissent d’une manière très transparente et compréhensible. Et on ne peut pas proposer une cote sans en préciser l’origine parce qu’elle est générée par l’IA. Inutile d’en dire plus. Il doit y avoir des normes comparables quant à la façon de faire. Et les raisons d’exister comme bourse doivent être suffisantes. On ne peut pas se contenter d’une protection advenant une poursuite en responsabilité. J’espère que la SEC se penche là-dessus.
Peter Haynes :
Mais on dirait que les contours s’estompent au fur et à mesure qu’on avance. Et on va parler des SNP, des jetons, etc., dans un instant. On dirait vraiment que les contours s’estompent. John, je ne sais pas s’il y aura une réelle différence à long terme entre une bourse et un SNP, à part peut-être les inscriptions.
John Ramsay :
Il vaudrait mieux, du simple point de vue des incitatifs. Sinon, on mine nombre des objectifs et des protections pour lesquels l’Exchange Act impose toutes ces obligations.
Peter Haynes :
Les bourses tentent déjà de segmenter le flux des ordres. Elles proposent des programmes aux investisseurs particuliers. J’ai l’impression qu’elles vont continuer de pousser en ce sens. Le débat va être très intéressant. Matt, vous avez souligné un nouvel aspect auquel je ne pensais pas en ce qui concerne les seuils. Historiquement, on pense aux seuils de la RPO, que l’ordre soit protégé ou non. Mais maintenant, la discussion sur les seuils cherche à savoir si on peut ou non contribuer au NBBO. C’est un changement intéressant dans la définition des seuils ici au Canada.
Je pense malheureusement que la résistance viendra d’un marché qui va dire « je représente 10 % d’un FNB en particulier ». Alors, quelle est la définition du seuil pour que les cotes soient affichées sur le NBBO? Ces débats commencent à peine. Je vais vous placer dans une certaine catégorie, puis vous poser une question.
John Ramsay :
Juste avant, Peter, pendant que j’y pense, j’aimerais ajouter un élément de réflexion sur la contribution au système SIP. À mon avis, une partie de la subvention réglementaire octroyée aux nouvelles bourses – et qui n’est pas vraiment justifiable – provient de la distribution des revenus tirés des données du marché. Je ne suis pas le premier à le proposer, mais je pense qu’indépendamment du sort réservé à la règle 611, on ne devrait pas pouvoir participer aux distributions de revenus du système SIP ou en recevoir, à moins de dépasser un seuil raisonnable.
On a maintenant des exemples et on essaie de corriger le nouveau plan. Il faudrait faire la même chose avec le pan actuel, sachant qu’un petit nombre de bourses encaissent des bénéfices exceptionnels parce qu’elles affichent des cotes qui ne sont presque jamais consultées. Je suppose qu’elles ne s’attendent pas à y avoir accès, mais, dans la formule actuelle, ça n’a aucun sens.
Peter Haynes :
C’est pourquoi la formule doit changer; on parle de cotes, et non pas d’opérations. Comme vous le dites, ces cotes ne sont pas négociées, mais génèrent des revenus; ça n’a aucun sens. OK. Voici donc ma question. À supposer que les plafonds des droits d’accès demeurent à 30 ou moins, puis soient abaissés en novembre, combien de plateformes de négociation électronique vont encore être en activité une fois la poussière retombée? John, c’est à vous.
John Ramsay :
À vrai dire, je n’en ai aucune idée. Je ne sais pas. On peut se demander si les bourses existantes bénéficient d’un droit acquis ou si ça ne vaut que pour l’avenir. Sans droit acquis, je pense qu’il y aura un certain regroupement. Mais c’est difficile de donner un chiffre. Je ne crois pas que ça va diminuer à cinq, six ou sept. Mais, au fil du temps, je prévois un certain regroupement en raison des coûts d’exploitation élevés d’une bourse. Malgré la subvention, il y a les coûts liés aux pistes de vérification consolidées, les autres coûts liés au Règlement SCI et à la supervision, etc.
Peter Haynes :
Matt?
Mett Kinak :
En supposant qu’une plateforme devienne opérationnelle au Texas avant les changements de novembre, on aura, je crois, 18 bourses. Si vous posez simplement la question de la mise en œuvre en novembre des droits d’accès réduits, on aura encore 18 bourses; ça ne devrait rien changer. Les droits d’accès ne réduiront pas le nombre de bourses.
Peter Haynes :
Désolé, j’aurais dû ajouter qu’il n’y a pas de RPO dans ce nouveau monde.
Mett Kinak :
D’accord. Ce que je m’apprête à dire va étonner bien du monde, mais l’abolition de la RPO ne va rien changer au départ. Il faudra du temps aux courtiers pour faire le point sur leur capacité ou non à obtenir des résultats pour les institutions, sur le chemin qu’ils doivent encore parcourir parce qu’il y a des liquidités avec lesquelles ils doivent interagir et sur leurs règles de meilleure exécution. De ce point de vue, je m’en tiens à 18 bourses. Mais il faut les structurer d’une certaine façon... Les bourses ne tirent pas seulement des revenus des droits d’accès ou de la subvention réglementaire dont John a parlé, mais aussi de la connectivité et de la formule du système SIP. En disant « il faut atteindre une certaine part de marché pour faire partie de la formule du système SIP », ça va favoriser le regroupement; sinon, c’est une grosse part du gâteau dont il faut se priver.
Ensuite, il y a la connectivité. Ça va prendre du temps parce que, comme je l’ai dit, les courtiers vont finir par se rendre compte qu’ils n’ont pas besoin de faire affaire avec une bourse en particulier si elle ne représente que dix points de base, disons, du volume total du marché sans offrir de résultats exceptionnels. Ils vont alors se tourner vers le milieu institutionnel qu’ils représentent en annonçant mettre fin à leur relation avec cette bourse, ce que les données vont probablement prouver. Mais, il faut du temps pour réunir ces renseignements et engager ces conversations. En novembre 2026, il devrait y avoir 18 bourses et, si on établit des seuils et que la RPO est abolie d’ici novembre 2027, j’espère que ce nombre va encore diminuer.
John Ramsay :
Et ça suppose que tout soit mis en œuvre avant novembre 2027.
Mett Kinak :
Tout à fait.
John Ramsay :
Et ça me parait loin.
Peter Haynes :
Oui, John, je comprends, on vit dans un monde parfait. J’essaie simplement de comprendre comment les choses vont évoluer. Et je suis tout à fait d’accord, Matt, bien des choses doivent arriver. Et John a raison, le statu quo résiste toujours au changement. OK. John, certains observateurs de la structure du marché sont d’avis que la SEC voulait en partie abolir la RPO pour permettre aux marchés financiers décentralisés de s’éloigner des modèles traditionnels et de négocier des jetons d’actions sans exigence de connectivité avec le NBBO ni application de la RPO. Pensez-vous que cela a mené la SEC à vouloir abandonner la RPO? Et comment envisagez-vous la fusion des marchés financiers décentralisés et de la finance traditionnelle pour la négociation d’actions?
John Ramsay :
C’est une excellente question, Peter. On a encore une heure et demie pour en discuter. Bon Dieu, voilà une question complexe. Premièrement, je ne prétends pas connaître le raisonnement ou la motivation de la SEC. Le président Atkins et le commissaire Peirce, entre autres, s’inquiètent depuis longtemps, comme tout le monde le sait, de la règle sur la protection des ordres et se demandent si elle jamais été nécessaire, et même si elle l’est aujourd’hui. C’est, selon moi, le principal facteur... Dans le milieu des cryptomonnaies, certains ont peut-être l’impression que c’est un obstacle important à leur capacité. Si c’est leur opinion, ils se trompent probablement.
Non, je n’ai aucune raison de penser que c’est la principale raison d’envisager une réforme du Règlement NMS. À mon avis, elle aurait lieu de toute façon. Les enjeux touchant la finance décentralisée exigeraient qu’on leur consacre un balado complet. Ce sont des questions particulièrement complexes quand on veut négocier des titres sur une plateforme autonome de finance décentralisée, tout en cherchant à reproduire pour les investisseurs les principales protections, les garanties de transparence, etc., proposées par la structure actuelle. Je sens qu’il faudrait avoir une autre très longue discussion.
Peter Haynes :
Oui, on a diffusé un balado en deux parties avec Brett Redfern sur la jetonisation et, même après, il reste encore bien des questions en suspens. Et Brett en connaît un bout sur le sujet. On est tous en train d’apprendre. Mais on dirait que le milieu de la finance décentralisée refuse toutes règles. La combinaison sera difficile à gérer pour la SEC. Matt, à propos de règles, avez-vous une idée du moment où on va recevoir une proposition pour la RPO. Ça permettrait de ne plus entendre parler de ce bac à sable qui expérimente sur la jetonisation des actions pour les marchés financiers décentralisés.
Mett Kinak :
Comme tout le monde, j’ai ma petite idée; mais on entend parler d’avril ou d’août cette année. On s’attend à quelque chose rapidement. Ce qu’on observe du côté de la finance décentralisée, c’est à quel point la SEC accélère ou cherche à innover dans ce domaine. Et JR a raison, ça prendrait encore une heure et demie pour parler de la jetonisation. Mais, je voudrais faire un bref commentaire. Du point de vue des affaires, on se demande comment intégrer la finance décentralisée à la finance traditionnelle actuelle. Je pense que l’organisme de réglementation cherche plutôt à voir comment intégrer la finance traditionnelle à la finance décentralisée.
Il y a une rupture entre ces deux éléments dans la perception qu’en ont le monde des affaires et l’organisme de réglementation. Le point d’intersection va être intéressant. Comme je l’ai dit, on attend une proposition sur la RPO au plus tôt en avril et au plus tard en août.
Peter Haynes :
Et qu’en est-il de l’exemption dont parle le président Atkins pour le carré de sable?
Mett Kinak :
Cela se produit beaucoup plus rapidement que prévu. Je pense que le président Atkins et le commissaire Peirce ont prononcé un discours à Denver il y a un mois. Depuis ce discours, la vitesse à laquelle le dossier évolue surprend bien du monde; on cherche à obtenir des exemptions pour l’innovation... Il n’y a pas grand monde qui a déjà entendu cette expression, surtout en matière de réglementation. Beaucoup vont vouloir suivre ça de près. Je le répète : les choses vont évoluer beaucoup plus rapidement que par le passé. On peut déplorer qu’il faudra plusieurs années pour qu’une réforme de la RPO soit même proposée, sans oublier les délais pour la contestation devant les tribunaux et la mise en œuvre, le cas échéant. Comptez trois ou quatre ans.
Je pense que la commission actuelle examine la question et se dit que, dans le cas de la finance décentralisée et des exemptions, vu la nécessité de faire avancer le dossier, tout va aller beaucoup plus vite que prévu et on va dépoussiérer la tradition. Ça va être intéressant de voir à quelle vitesse.
John Ramsay :
Il faut surtout reconnaître qu’il y a tellement de questions sans réponse quand on parle d’exemptions ciblées. C’est aussi vrai pour le type de titres. Parle-t-on seulement des instruments d’un émetteur? Parle-t-on des titres du NMS? Parle-t-on d’autres titres non cotés? De quel délai parle-t-on? De quel type de plateforme parle-t-on exactement? Quelles sont toutes les autres restrictions qui s’y rattacheraient? À ce stade-ci, personne ne sait exactement comment on va répondre à ces questions. Je déteste le terme « finance traditionnelle », mais, dans le milieu des valeurs mobilières, certains ont indiqué assez ouvertement à la SEC qu’en appliquant une exemption très générale (et on peut se demander ce que ça veut dire) sans passer au préalable par le processus de publication d’autres projets de réglementation pour commentaires (on parle ici d’une proposition qui
pourrait bouleverser tout l’écosystème de négociation), elle déborderait son autorité d’abord, ce qui lui vaudrait ensuite une poursuite. Tout ça reste à régler.
Mett Kinak :
Peter, j’aimerais juste ajouter que JR part du point de vue de l’innovation ou des propositions qui influencent la négociation de titres. On peut voir le rythme auquel la SEC exempte certains aspects qui n’ont pas nécessairement de lien direct avec la négociation de titres. Du point de vue du règlement, je pense à la DTCC, que l’on autorise à faire ce qu’elle doit faire parce que ce n’est pas un secteur qui va soulever autant de résistance. Mais lorsqu’il s’agit d’exécution, de nouvelles plateformes, de négociation de titres et de questions connexes, je pense que la SEC doit, même si elle veut agir rapidement, tenir compte de ce qui se passe dans le secteur de la finance traditionnelle et donner à ces participants l’occasion de s’exprimer sur les changements.
John Ramsay :
Oui. On dirait aussi que l’avantage à court terme de ce type d’innovation, si on veut, de permettre de déposer ses titres individuels dans un portefeuille sur une chaîne de blocs, si on le souhaite, tient à la facilité de donner des explications claires, je pense. Pour autant, ces questions ne sont pas simples, mais c’est au moins plus facile pour moi de comprendre comment trouver les réponses et d’arriver enfin à y voir clair.
Peter Haynes :
Un important PAPE sera lancé ici dans quelques mois. Ce serait intéressant si l’émetteur décidait d’engager un double processus dans ce dossier et de lancer des jetons natifs. Là, les jeux seraient ouverts. Même si les questions sur la façon de négocier et d’interagir avec le marché traditionnel demeurent sans réponse, certains participants ne seraient pas surpris si plus émetteurs éclectiques envisageaient cette option à l’avenir.
Matt, à propos de la finance traditionnelle, j’aimerais comprendre à quoi va ressembler le contexte de négociation futur. La Bourse de New York a récemment annoncé qu’elle prévoyait créer un SNP pour les jetons. Je ne suis pas certain de comprendre comment. Que pensez-vous de cette annonce? Ensuite, je ne vois pas trop comment une bourse peut détenir un SNP.
Mett Kinak :
Oui, il y a encore beaucoup de détails à régler. De toute évidence, la proposition de la NYSE était moins détaillée. Je sais que Michael Blaugrund a participé à un balado peu après pour donner plus de précisions. Mais les firmes comme la nôtre n’arrivent toujours pas à bien comprendre toutes les complexités associées au projet. Entre autres, et Michael en a parlé dans son balado, ils n’ont pas vraiment besoin d’un allègement réglementaire pour atteindre leur objectif ou, à tout le moins, ça reste secondaire.
Je me suis creusé la tête parce qu’on a toujours vécu dans un monde où les bourses ne pouvaient habituellement pas détenir de SNP et, si c’était le cas, il fallait une séparation importante des tâches entre les deux. C’est peut-être le point de vue adopté par ICE avec ce lancement; ce serait bien de pouvoir comprendre ce qui est permis et ce qui ne le sera pas à l’avenir.
John Ramsay :
Et je ne sais pas non plus exactement ce que cette entité va négocier. Sans parler de la nature même des jetons négociés.
Mett Kinak :
Qu’il s’agisse de jetons natifs, sous forme de CAAE ou de produit synthétique coté, on a besoin de plus de précisions maintenant. Il en faut aussi sur la garde et le règlement. Utilise-t-on une chaîne très spécifique à ICE, cette nouvelle plateforme? S’agit-il d’une chaîne polyvalente facile d’accès pour d’autres? On n’a pas beaucoup d’information; ce sera intéressant de connaître les détails au fur et à mesure.
John Ramsay :
Je dirais que la SEC pourrait probablement fournir plus de... Comme Matt l’a si bien dit, je pense que la position traditionnelle de la SEC a été que les bourses ne peuvent pas détenir de SNP, à moins de se plier à des conditions très strictes. Il existe un exemple avec [inaudible 00:50:46]. Mais je ne veux pas trop insister là-dessus. La question juridique ultime est de savoir si un SNP, du point de vue juridique, agit comme un facilitateur de la bourse. C’est un peu la question que la SEC doit se poser.
De bons arguments permettent de soutenir que les bourses devraient pouvoir détenir un SNP ou s’y affilier, à condition qu’il soit détenu et exploité comme une société distincte. La question est de savoir quel chevauchement autoriser. Il y a peut-être une certaine marge de manœuvre.
Mett Kinak :
D’un point de vue institutionnel, si la NYSE lance ce nouveau SNP, beaucoup vont dire qu’il n’est pas nécessaire de s’y connecter, que la réglementation n’exige pas d’interagir avec le SNP. Si vous n’êtes pas à l’aise de négocier avec des jetons, n’en faites rien. Mais je ne suis pas d’accord avec cette idée. On a la responsabilité fiduciaire d’obtenir les meilleurs résultats pour nos clients. Si tout ça prend de l’expansion, et qu’il y a une occasion d’interagir avec un système qui donne de meilleurs résultats pour nos clients, on est presque obligés de le faire.
Et ça remonte même à la conversation sur la négociation des actions traditionnelles selon un horaire de 23 heures par jour, cinq jours par semaine et sur la prolongation des heures d’ouverture. La plupart des gens conseillent de ne pas en tenir compte. Il n’y aura pas assez de liquidités pour les institutions, mais on fait quoi s’il y en a assez? Qu’arrive-t-il si des événements singuliers surviennent du jour au lendemain, si certaines actions y réagissent? Du point de vue des clients, on a toujours l’obligation d’obtenir les meilleurs résultats. Et s’il est déterminé dans ce scénario que négocier à deux heures du matin offre le meilleur résultat, alors que l’actualité fait bouger les choses, on doit trouver un moyen de se connecter, d’avoir accès et d’interagir. C’est pourquoi il y a tellement de résistance parfois, cette idée qu’on peut faire comme si de rien n’était, que les choses se produisent spontanément autour de soi. Mais ce n’est pas vraiment le cas.
Peter Haynes :
On ne se fait pas beaucoup d’amis dans le milieu institutionnel quand on décide de suivre le marché plutôt que de l’ignorer. Ce que j’ai appris aujourd’hui, messieurs, m’a surpris. Il y a plus d’incertitude quant à l’avenir, si j’en crois Matt et John, deux des experts en structure de marché les plus respectés au monde, qui suivent de près la SEC, ce qui se passe à l’échelle mondiale et du côté des ventes. Je n’arrive pas à croire à quel point on comprend mal à quoi va ressembler la suite des choses et la structure du marché en ce qui concerne le dossier de la RPO. Deuxièmement, il y a toute la question de la négociation 24 heures sur 24, comme on en a parlé, et de la transition vers la jetonisation. On ne sait pas ce qui nous attend.
Néanmoins, la SEC et la communauté de cryptomonnaies veulent agir rapidement et ne craignent peut-être pas tant d’ébranler les colonnes du temple. En fait, le milieu de la finance décentralisée plutôt que la SEC ne craint pas d’ébranler les colonnes. On a beaucoup de choses à protéger. Les marchés financiers américains font l’envie du monde entier. Il faut conserver ces acquis.
John Ramsay :
Compte tenu de l’incertitude, je pense qu’il y aura bien d’autres occasions d’engager un débat vigoureux sur la question et de s’exprimer. Et bravo à Matt, il a toujours été du côté des achats et n’hésite pas à prendre la parole. J’aimerais que d’autres suivent son exemple, sachant que les commentaires des investisseurs institutionnels rencontrés à la SEC obtiennent une oreille attentive. Ça compte quand on exprime le fond de sa pensée.
Mett Kinak :
Merci, JR. Je suis entièrement d’accord là-dessus. J’encourage tous mes pairs à donner leur avis le plus possible. Souvent, le milieu institutionnel se place sur la défensive par rapport à toutes ces propositions. On doit davantage prendre l’offensive, et être plus proactifs dans la promotion de nos objectifs. On représente toujours une part importante des marchés boursiers – il ne faut pas l’oublier.
Peter Haynes :
John, j’aimerais vous poser une dernière question. Il n’y a pas de lien, mais c’est un domaine que vous comprenez mieux que nous. Alors, comment les marchés de prédiction, dont on ne cesse de parler, sont-ils devenus partie intégrante du quotidien? Cette semaine, on a rédigé un rapport sur les changements à venir concernant l’indice S&P 500. Il existe maintenant un marché de prédiction pour le prochain titre qui va s’y ajouter. Ça recoupe certainement ce qui se passe sur les marchés financiers. Mais il y a aussi des enjeux politiques et géopolitiques; on en a vu récemment quelques exemples dans les médias.
Bloomberg a déclaré cette semaine qu’il fallait mettre de l’ordre dans le chaos des marchés de prédiction. Compte tenu de votre compréhension de la relation entre la CFTC et la SEC, et du fait que la CFTC a accordé la compétence sur les marchés de prédiction, quelle assurance pouvez-vous donner aux auditeurs que, même s’il se passe des choses que l’on considère un peu louches en ce moment, on va s’en occuper et assurer une surveillance adéquate des marchés de prédiction?
John Ramsay :
Je pensais que l’émission tirait à sa fin, Peter. Je ne sais pas, ça m’échappe. Premièrement, j’ai travaillé partout dans les deux organismes, que ce soit à la SEC et à la CFTC. Je suis en faveur de leur fusion. Je pense que tout ça ne tient pas la route, vu les marchés actuels, de maintenir des organismes parallèles. Je ne crois pas que je vais voir ça de mon vivant. En ce qui concerne la croissance des marchés de prédiction, je ne sais pas. Peut-être que quelqu’un pense décrocher un contrat pour le prochain épisode de « Boxes and Lines ». Ça risque de tomber dans la vulgarité. Je ne sais pas. Qu’est-ce qui distingue les contrats à terme légitimes de la pure spéculation? Je ne sais pas. Je ne trouve pas spontanément d’explications.
Ce sont des enjeux politiques importants. On peut se poser des questions raisonnables quant à la capacité actuelle de la CFTC à surveiller étroitement tout ça, à comprendre la situation et à prendre toutes les décisions politiques nécessaires. Et on est devant les tribunaux. De nombreux États ont des lois sur les jeux et les paris; on peut se demander si elles ont toujours une réelle portée. Les États ont-ils ou non un pouvoir de réglementation individuel en la matière? C’est à suivre.
Peter Haynes :
On ne réalise pas que la CFTC est beaucoup plus petite que la SEC. On parle d’environ le dixième du nombre d’employés de la SEC.
John Ramsay :
Je ne voudrais pas manquer de respect envers les employés; il y a beaucoup d’excellents fonctionnaires qui y travaillent. Mais, sur le plan structurel, ça me semble logique que ces marchés financiers intégrés soient réglementés avec le plus de cohérence possible.
Peter Haynes :
Oui. Non, je pense qu’on est tous d’accord. Messieurs, mille mercis. On a beaucoup appris en tant qu’auditeurs, et j’espère que ça contribue aux discussions générales qui ont cours dans le milieu. Comme John et Matt l’ont dit, n’hésitez pas à vous exprimer. Si vous faites partie du milieu institutionnel, que vous soyez un courtier de détail, un émetteur ou un participant qui s’intéresse aux marchés, on veut entendre tous les avis pour permettre aux organismes de réglementation de prendre les décisions les plus éclairées. Matt, merci de votre présence renouvelée. Merci aussi à John, dont c’était la première visite à notre émission. Je souhaite que le balado que vous animez avec Ronan continue d’avoir du succès. Merci beaucoup.
John Ramsay :
Merci.
Mett Kinak :
Merci, Peter.
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Directeur général et chef, Recherche, Structure des marchés et indices, Valeurs Mobilières TD
Peter Haynes
Directeur général et chef, Recherche, Structure des marchés et indices, Valeurs Mobilières TD
Peter Haynes
Directeur général et chef, Recherche, Structure des marchés et indices, Valeurs Mobilières TD
Peter s’est joint à Valeurs Mobilières TD en juin 1995 et dirige actuellement notre équipe Recherche, Structure des marchés et indices. Il gère également certaines relations clés avec les clients institutionnels dans la salle des marchés et anime deux séries de balados, l’une sur la structure des marchés et l’autre sur la géopolitique. Il a commencé sa carrière à la Bourse de Toronto au sein du service de marketing des indices et des produits dérivés avant de rejoindre Le Crédit Lyonnais (LCL) à Montréal. Membre des comités consultatifs sur les indices américains, canadiens et mondiaux de S&P, Peter a siégé pendant quatre ans au comité consultatif sur la structure du marché de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario.