Freehold s’exprime sur la croissance, la stratégie et la dynamique transfrontalière
Invité : David Spyker, chef de la direction, Freehold Royalties
Animateur : Aaron Bilkoski, analyste, Recherche sur les actions, Producteurs d’énergie, TD Cowen
Dans cet épisode, nous nous entretenons avec David Spyker, chef de la direction de Freehold Royalties, pour discuter du positionnement de l’entreprise dans un contexte énergétique nord-américain en pleine évolution. Nous explorons les perspectives de croissance de Freehold dans divers territoires, sa stratégie de répartition du capital et son potentiel sous-évalué.
Ce balado a été enregistré le 18 novembre 2025.
Locuteur 1 :
Bienvenue à Insights de TD Cowen. Ce balado réunit des penseurs de premier plan qui offrent leur point de vue sur ce qui façonne le monde qui nous entoure. Soyez des nôtres pour cette conversation avec les esprits les plus influents de nos secteurs mondiaux.
Aaron Bilkoski :
Nous sommes ici à la deuxième Conférence annuelle de l’énergie TD à New York. Nous allons parler avec des leaders qui façonnent le secteur canadien de l’énergie, et je suis heureux d’être ici avec Dave Spyker, chef de la direction de Freehold Royalties. Freehold est l’une des premières sociétés canadiennes de redevances. Freehold a été à l’avant-garde du secteur des redevances et a rapidement été suivie par une poignée de concurrents sur le marché.
Dave, merci d’être avec moi aujourd’hui.
David Spyker :
Merci de nous avoir invités à participer au balado aujourd’hui.
Aaron Bilkoski :
Je vais commencer par une question très générale. Pouvez-vous expliquer brièvement au public ce qui distingue une entité de redevances d’une entité d’exploration et de production traditionnelle?
David Spyker :
Bien sûr. Une entité de redevances n’a essentiellement pas de coûts en capital, nous ne forons pas de puits. Nous n’exploitons aucun puits. Nous ne payons pas de redevances nous-mêmes. Nous n’avons aucune responsabilité en fin de vie. Ce que nous faisons, c’est qu’en échange de permettre à quelqu’un de forer sur le terrain que nous possédons, nous percevons une redevance. C’est un peu comme percevoir un loyer. C’est simplement une façon de participer au secteur du pétrole et du gaz sans tous les coûts en capital et les frais d’exploitation qu’une société d’exploration et de production traditionnelle aurait. Cela nous permet ainsi de répartir notre risque à travers plusieurs zones d’exploitation. Nous sommes positionnés dans toute l’Amérique du Nord. Nous avons 350 exploitants différents qui forent et exploitent des puits sur nos terrains. C’est simplement une façon différente de participer. Vous avez une exposition à plusieurs bassins, à plusieurs exploitants, et vous participez activement au secteur du pétrole et du gaz.
Aaron Bilkoski :
Serait-il inexact de dire qu’investir dans Freehold ou d’autres véhicules de redevances procure essentiellement la même exposition que celle dont bénéficient les gouvernements à l’égard des ressources pétrolières et gazières situées sur leur territoire?
David Spyker :
C’est une bonne façon de voir les choses. Du côté canadien, 80 % des terres exploitées sont en fait des terres de la Couronne, qui appartiennent donc au gouvernement. Nous aidons à financer des opérations et des programmes de forage en échange de redevances. Aux États-Unis, la situation est un peu différente, voire à l’inverse, puisque près de 90 % des droits miniers sont détenus à titre privé. Concrètement, nous détenons les terres sous-jacentes et nous les louons à des exploitants pour qu’ils y réalisent des forages. Il y a donc deux façons différentes de percevoir des redevances selon le côté de la frontière.
Aaron Bilkoski :
Mais la structure sous-jacente est essentiellement de percevoir les revenus du pétrole et du gaz et de payer très peu de coûts associés à cela.
David Spyker :
C’est bien ça. De par sa nature, une société de redevances affiche les barils aux marges les plus élevées du secteur, puisqu’elle n’assume pas de coûts d’exploitation Nous n’avons pas de coûts de marketing. Nous ne payons pas de redevances. Si l’on se compare à nos pairs au Canada, nous affichons les barils aux marges les plus élevées. Cela s’explique notamment par le fait que nos barils canadiens bénéficient d’une tarification « éco » et qu’il s’agit généralement de barils de pétrole un peu plus lourd. Aux États-Unis, nous bénéficions d’une prime d’environ 30 % en raison de la plus grande légèreté des barils. Il n’y a pas à payer de transport pour acheminer le pétrole sur la côte du golfe du Mexique. À l’heure actuelle, les marchés du gaz aux États-Unis, notamment le NYMEX, sont beaucoup plus solides que les marchés canadiens.
Aaron Bilkoski :
Pour revenir un peu en arrière, il y a quelques années, vous avez apporté un changement d’orientation stratégique assez radical en disant : « Nous devons acquérir des actifs aux États-Unis et nous diversifier au-delà du Canada. » Qu’est-ce qui a motivé cette décision?
David Spyker :
Le principal facteur à l’origine de cela est que, encore une fois, si l’on examine la structure de redevances au Canada et la capacité d’acheter des titres miniers, les occasions sont très limitées. Ces actifs sont surtout détenus par les grandes sociétés de redevances, que ce soit nous-mêmes ou, dans une certaine mesure, [inaudible 00:03:37] ou Topaz. Heritage en détient également un nombre important. Il devenait de plus en plus difficile de prendre de l’expansion. Au Canada, lorsqu’une occasion s’est présentée, les trois sociétés de redevances publiques se sont fait une concurrence acharnée. Vous payez donc un prix supérieur. Du côté de l’Amérique du Nord, nous avons constaté qu’avec un bassin d’occasions beaucoup plus vaste, nous pouvons générer des rendements nettement supérieurs.
Ainsi, nous acquérons des actifs à un multiple d’environ cinq à sept fois les flux de trésorerie, comparativement à des actifs canadiens qui présentent un certain potentiel de croissance. Mais ceux-ci se négocient plutôt à des multiples de l’ordre de dix à douze fois. Nous voulions aussi améliorer de façon marquée la qualité des exploitants sur nos terres. Aujourd’hui, nos dix principaux exploitants, qui génèrent 60 % de nos revenus aux États-Unis, sont Econoco, Phillips, ExxonMobil, Devon et Oxy. Cette approche complète bien notre portefeuille canadien, dont les principaux exploitants comprennent CNRL, Tamarack, Valley, Teine et Whitecap. Lorsqu’on considère un modèle d’affaires où nous ne contrôlons pas le rythme des investissements en capital, mais où notre rendement dépend essentiellement du prix et de la qualité des actifs que nous acquérons, il est clair que, si nous achetons les meilleurs actifs, les meilleurs exploitants seront attirés par ceux-ci et les mettront en valeur à travers un éventail plus large de cycles des prix des produits de base. Nous nous sommes vraiment donné les moyens de le faire. Il y a 5 ou 10 ans, nous n’aurions pas eu la résilience dont nous disposons aujourd’hui face aux variations des prix des produits de base.
Aaron Bilkoski :
Et depuis votre première acquisition aux États-Unis, qu’avez-vous appris? Que savez-vous maintenant que vous ne saviez pas avant cette première opération?
David Spyker :
L’élément le plus important est probablement la profondeur des ressources, en particulier dans le bassin permien, qui compte de 10 à 12 zones réservoirs distinctes de schiste. Lorsque nous sommes entrés pour la première fois sur le marché américain, nous évaluions les actifs en fonction de l’ensemble de ces couches. Actuellement, notre programme de location est assez actif depuis le début de l’année dans le bassin permien et a atteint des niveaux records pour l’entreprise. Ce qui est ciblé, c’est une zone de Woodford qui n’était même pas forée il y a cinq ans. Nous commençons maintenant à voir des puits autorisés sur ces nouveaux baux. Nous voyons donc cette évolution,
grâce à la nouvelle technologie. Lorsque nous avons débuté dans cette région, un puits type avait une longueur d’environ deux milles. Bon nombre de nos puits se situent maintenant dans les quatre milles. Exxon parle de forer des puits de huit milles. La façon d’aborder la fracturation d’un puits a considérablement évolué. Et probablement l’autre chose que nous avons apprise, Aaron, pour être honnête avec vous, c’est que lorsque nous sommes arrivés là-bas, nous pensions observer un peu plus de croissance de la production provenant des actifs, mais avec une discipline du capital beaucoup plus rigoureuse.
Ce qu’on observe, c’est que lorsqu’on achète ces actifs, c’est presque comme empiler des crêpes. On obtient un profil plat qui se prolonge pratiquement à l’infini. Il y a donc une légère différence avec ce que nous avions modélisé au départ : nous anticipions une certaine croissance suivie d’un déclin, comme c’est le cas pour un actif typique. Or, nous n’observons tout simplement pas ces caractéristiques. Donc, avec ces deux éléments combinés, les 525 premiers millions que nous avons investis en 2021 et en 2022, nous allons récupérer la totalité de cet investissement au milieu de l’année prochaine. Il s’agit donc d’une période de récupération de moins de cinq ans. Et ces actifs produisent toujours 4 600 barils par jour, ce qui représente une quantité importante de production.
Aaron Bilkoski :
En ce qui concerne les redevances, je vois deux catégories distinctes. Je pense à des programmes de redevances diversifiés et à des programmes très concentrés, qui ont tous deux leurs avantages. En ce qui concerne les redevances sur le marché d’acquisition, avez-vous une préférence pour l’un par rapport à l’autre? Y a-t-il une meilleure valeur dans un groupe que dans l’autre?
David Spyker :
Oui. L’avantage des programmes mis en marché ou des programmes de plus grande envergure, c’est qu’ils permettent un changement d’échelle. Vous faites un changement important lorsque vous achetez l’un de ces programmes. Mais ce que vous obtenez, c’est un peu plus de dispersion des actifs. D’après ce que nous observons, l’acquisition de ces programmes plus importants génère des taux de rendement d’environ 15 %. Le travail que nous avons fait, en particulier l’an dernier, a été davantage axé sur le territoire permien, en ciblant des zones encore peu exploitées ou des terres qui n’avaient pas été largement forées.
Aujourd’hui, notre approche est différente : nous avons mis en place une stratégie de terrain. Concrètement, nous allons directement à la rencontre des propriétaires fonciers pour acquérir des titres miniers dans le bassin permien. C’est un rythme de déploiement plus lent. Depuis le début de l’année, je crois que nous avons investi de 35 à 40 millions de dollars dans ce cadre. Toutefois, nous observons des taux de rendement de l’ordre de 20 à 25 %, tout en acquérant exactement les parcelles de terrain que nous souhaitons, dans les zones précises du réservoir que nous ciblons, et auprès des exploitants que nous privilégions. Nous pensons donc pouvoir bâtir un portefeuille de bien meilleure qualité avec cette approche, mais elle est plus lente.
Aaron Bilkoski :
Pour ce qui est du remboursement du capital, l’un des avantages d’une société de redevances, c’est qu’elle génère des flux de trésorerie disponibles considérables qui peuvent être remis aux actionnaires. De toute évidence, vous avez une politique de distribution de dividendes. Pourriez-vous nous en parler?
David Spyker :
Bien sûr. En matière de versement de dividendes, on aime à penser qu’un ratio de 60 % est un ratio de distribution idéal à long terme. Nous sommes conscients que nous opérons dans une industrie des produits de base, où les prix peuvent fluctuer. Notre ratio de distribution depuis le début de l’année est de 72 %. Donc, légèrement au-dessus de ce niveau, mais dans une zone dans laquelle nous sommes à l’aise d’opérer.
Et nous estimons que 60 $ le baril ne représente pas le prix du pétrole à long terme. Si les prix du pétrole se situent plutôt dans une fourchette de 70 à 75 $ et que l’on observe un certain raffermissement des prix du gaz naturel au Canada, le ratio de récupération revient alors dans le bas de la fourchette des 60 $. Cela devrait donc se normaliser à mesure que les prix des produits de base évoluent, et à mesure que nous continuons de bâtir le portefeuille au moyen de ce type d’acquisitions complémentaires dont nous avons parlé.
Aaron Bilkoski :
Est-ce ce à quoi les investisseurs devraient s’attendre avec les 40 % de flux de trésorerie disponibles supplémentaires qui ne sont pas destinés au dividende, c’est-à-dire des acquisitions complémentaires?
David Spyker :
Oui, je pense que notre coût de la dette se situe dans cette fourchette de 4 %. Selon notre ratio de distribution, le rendement actuel du dividende s’établit à environ 7,4 %. Nous pouvons investir ces capitaux à des taux de rendement se situant dans les 25 % et continuer de faire croître l’entreprise. Nous pensons que c’est le plus logique. En mai de cette année, nous avons mis en place une OPRCNA, mais nous n’avons procédé à aucun rachat d’actions à ce jour. Il s’agit simplement de tirer parti des occasions qui se présentent actuellement dans le bassin permien afin de pouvoir acquérir ces actifs.
Aaron Bilkoski :
Plus tôt cette année, vous avez annoncé un léger remaniement de la structure organisationnelle. Pouvez-vous nous parler un peu de ce qui l’a motivé et des avantages pour Freehold en tant qu’entité autonome?
David Spyker :
Cette relation a été établie en 1996, et cela était très pertinent à l’époque où Freehold était une société de redevances entièrement canadienne. À nos débuts, nous avions autant de production en participation directe que de production issue de redevances. Freehold menait alors un programme de forage actif et exploitait directement des opérations sur le terrain. Et cela a changé. Nous avons véritablement quitté le segment des participations directes en 2020 pour nous concentrer à 100 % sur des volumes de redevances à forte marge. Nous sommes ensuite allés aux États-Unis et, aujourd’hui, plus de 50 % de nos revenus proviennent des États-Unis.
Ces synergies n’existaient donc plus. Le seul avantage que nous en retirions résidait dans des gains d’efficacité, notamment grâce au partage des services comptables. Mais lorsque nous avons pris du recul, nous avons constaté que lorsque nous nous concentrons, nous obtenons de meilleurs résultats. Nous avons ce mantra depuis longtemps. En recentrant l’ensemble des équipes sur les actifs de Freehold, plutôt que de se préoccuper des gains d’efficacité comptables, nous estimions pouvoir bâtir une entreprise plus performante à long terme.
Nous sommes maintenant presque arrivés au terme du processus visant à séparer plus de 30 ans de chevauchement des activités. Nous estimons qu’en conséquence, notre structure de frais généraux et administratifs est désormais beaucoup plus allégée. Sur une base annuelle, nos frais seront inférieurs à ceux enregistrés lorsque nous étions encore liés par l’entente avec CNID. Et CNID demeure notre principal actionnaire, à 16 %. Ils ont toujours un siège au conseil d’administration. Ils demeurent très engagés envers l’entreprise et apprécient l’évolution du modèle d’affaires que nous avons développé. C’était donc juste le bon moment. Il s’agissait simplement d’une progression naturelle des choses, Aaron, car nos activités ont vraiment évolué au cours des cinq dernières années.
Aaron Bilkoski :
Quelle est la décision stratégique la plus importante que votre entreprise a prise aujourd’hui pour vous préparer à un rendement supérieur au cours des cinq prochaines années?
David Spyker :
Le plus important est l’investissement continu dans le bassin permien, aux États-Unis. Nous pensons que les différences structurelles et les ressources en place sont tout à fait complémentaires aux activités canadiennes. Je pense que la plupart des gens ne réalisent pas que si le bassin permien était un pays, ce serait le quatrième plus important pays producteur de pétrole au monde. Ce serait le troisième pays producteur de gaz au monde. Il devancerait largement le Canada. Lorsque nous réfléchissons à cette capacité d’être actifs dans des bassins de calibre mondial de part et d’autre de la frontière, nous estimons que cela nous distingue. On parle beaucoup des infrastructures énergétiques canadiennes, et je pense que le moment viendra où elles seront construites. Mais, entre-temps, nous pouvons développer notre portefeuille aux États-Unis, tirer parti des conditions actuelles de prix des produits de base et ainsi nous doter d’une plateforme beaucoup plus durable.
Aaron Bilkoski :
Parfait. Merci beaucoup de nous avoir accordé votre temps. Je vous en suis reconnaissant.
David Spyker :
Oui, merci. [Inaudible 00:12:55], Aaron.
Locuteur 1 :
Merci d’avoir été des nôtres. Ne manquez pas le prochain épisode du balado Insights de TD Cowen.
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Aaron Bilkoski
Analyste, Recherche sur les actions, Producteurs d’énergie, TD Cowen
Aaron Bilkoski
Analyste, Recherche sur les actions, Producteurs d’énergie, TD Cowen
Aaron Bilkoski s’est joint au groupe de recherche sur les actions de TD Cowen en 2009. Analyste de recherche principal établi à Calgary, Aaron couvre les producteurs de pétrole et de gaz classiques ainsi que les sociétés à redevances dans le secteur de l’énergie en Amérique du Nord. Avant de se joindre à la TD, il occupait un poste semblable à une maison de courtage canadienne indépendante. Couvrant les producteurs d’énergie depuis plus de 15 ans, Aaron offre un point de vue différent sur une variété d’entreprises, de types de manœuvres, de dynamiques d’infrastructure et de facteurs sous-jacents influençant l’offre et la demande des marchés du gaz naturel en Amérique du Nord. Aaron est diplômé de l’Université de Calgary.