Invités : Scott Smith, directeur général et chef, Ventes spécialisées, Services financiers, Valeurs Mobilières TD
Animation : Jaret Seiberg, directeur général, Groupe de recherche sur Washington – analyste, Services financiers et Politiques, TD Cowen
Ce mois-ci, nous nous penchons sur nos prévisions pour 2026 en matière de politique relative aux services financiers, aux cryptomonnaies et au logement. Nous nous attendons à une déréglementation généralisée, bien que cela implique des risques, parmi lesquels figurent la montée du populisme et les élections de mi-mandat. Nous examinons aussi plus particulièrement les préoccupations liées aux marchés et nous donnons un aperçu du calendrier des résultats avec Scott Smith, représentant des ventes spécialisées en services financiers à TD Cowen.
Ce balado a été initialement enregistré le 8 janvier 2026.
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Bienvenue à Insights de TD Cowen. Un balado qui réunit des spécialistes qui offrent leur éclairage et leurs réflexions sur ce qui façonne notre monde. Rejoignez-nous pour écouter les esprits les plus influents de nos secteurs mondiaux.
Jaret Seiberg :
Bienvenue au balado financier Notre grain de sel, de TD Cowen. Je m’appelle Jaret Seiberg et je suis directeur général et analyste, Services financiers et Politiques pour le Groupe de recherche sur Washington, TD Cowen. Aujourd’hui, il s’agit d’une version spéciale de notre balado, pour vous donner un aperçu de 2026 sur le plan de la politique. Cela coïncide avec la publication de notre note annuelle, appelée The Big List, qui examine les plus de 125 problèmes du monde de la politique que nous suivons au sujet des services financiers, des cryptomonnaies et du logement. Comme toujours, mon complice, Scott Smith, représentant des ventes spécialisées en services financiers à TD Cowen, m’accompagne. Il va faire le point sur la situation du marché, puis on va parler du contexte politique. Je voudrais quand même d’abord faire le point sur l’actualité, comme toujours; cela va être un résumé très axé sur 2026, parce que le président a déjà été très actif en ce début d’année.
On l’a vu se livrer à ses penchants populistes lorsqu’il a annoncé qu’il allait empêcher les investisseurs institutionnels de continuer à acheter des maisons unifamiliales. D’autres initiatives en lien avec celle-ci suivront probablement concernant le programme d’abordabilité, en particulier en matière de logement, y compris l’élargissement de l’accès sans pénalités aux fonds détenus dans les régimes 529 et 401(k) afin d’effectuer des mises de fonds pour payer les prêts hypothécaires. Selon moi, tout ceci privilégie fortement le côté demande de l’équation, ce qui devrait stimuler le marché du logement à court terme, mais je crains qu’à long terme, en l’absence d’une augmentation de l’offre, cela accélère juste de nouveau l’appréciation du prix des propriétés et aggrave davantage la crise de l’abordabilité du logement. L’autre point qu’on va aborder, c’est l’intérêt accru qu’on porte à ce que les organismes de réglementation bancaire vont faire. Le président de la commission des finances de la Chambre des représentants, French Hill, a publié un train de mesures législatives qui vise à déréglementer le secteur des petites banques.
Je pense que ce train de mesures va être adopté à la Chambre, mais qu’il va probablement être difficile à mettre en œuvre. À mon avis, ce qu’il faut vraiment qu’on surveille, ce sont les organismes de réglementation bancaire. Et ils devraient donner plus de nouvelles au cours des prochaines semaines à propos des exigences en matière de fonds propres des banques et des seuils d’examen réglementaire. Bon. Voilà pour la partie de notre balado sur l’actualité. C’est maintenant au tour de Scott. Scott, qu’est-ce qu’on peut dire du marché pour les premières semaines de la nouvelle année?
Scott Smith :
Merci beaucoup, Jaret. Je dois dire que c’est très difficile d’avoir une conversation à propos de ce qui s’est passé dans le domaine financier depuis le début de l’année, sans avoir recours à des superlatifs. C’est tout à fait vrai que, au cours des premiers jours, les commentaires des investisseurs ont été teintés d’une certaine ironie quand ces derniers se demandaient si on venait de voir le rendement d’une année complète en quelques jours seulement. Ce qui m’a sans aucun doute frappé, c’est que vos 413 notes sur la politique de 2025 pourraient facilement être éclipsées en 2026. Comme vous l’avez souligné, le président semble prêt à épouser pleinement ses tendances populistes en 2026 et cherche à s’attaquer à la question de l’abordabilité en vue des élections de mi-mandat. Et je pense que les investisseurs croient qu’il est très préoccupé par ces élections, à cause de celles de l’an dernier. Sans même inclure les questions sur le Venezuela, la saisie d’un pétrolier, l’Atlantique, et des choses comme le retour du débat sur le Groenland.
Tout cela, en particulier ce dont vous avez parlé concernant l’interdiction pour les grandes institutions de posséder des maisons unifamiliales, a eu des répercussions sur les gestionnaires d’actifs alternatifs, mais seulement de façon très brève, et ça s’est passé juste au cours de la journée d’hier. Marcus semble avoir digéré cette nouvelle. Et bien que les titres les plus touchés restent inférieurs aux sommets observés depuis le début de l’année, ils ont connu une légère hausse entre-temps, alors on a l’impression que les gens ont bien cerné la chose. De façon intéressante, on peut noter que les banques sont pleinement aux commandes du KRE : les banques régionales ont à ce stade précoce progressé de plus de 5 % depuis le début de l’année et l’indice bancaire BKX a progressé de près de 5 %, à 4,8 %. C’est intéressant, parce que Jim Everett, négociateur à la TD, souligne depuis un certain temps qu’on atteignait constamment des écarts sans précédent entre le XLF et le KRE; donc le rendement récent… et par « récent » je veux vraiment dire au cours du dernier jour environ… le rendement récent des banques régionales par rapport au BKX…
En d’autres termes, le fait de surpasser légèrement celui-ci représente un changement notable. Pour ce qui est de l’ensemble des secteurs de niveau 2 de la classification GICS, les banques se situent au troisième rang à ce stade très précoce depuis le début de l’année, après les secteurs de l’énergie et de la consommation discrétionnaire, mais elles sont au coude à coude avec ces derniers. Dans le secteur des services financiers, l’assurance est à la traîne avec une baisse d’environ 70 points de base depuis le début de l’année, ce qui signifie qu’elle se situe environ 630 points de base derrière le KRE. Pour ce qui est des banques, la pente de la courbe des taux a contribué au rendement supérieur, avec un écart entre le taux à trois mois et le taux à cinq ans de 13 points de base, alors qu’il a été négatif pendant de nombreuses années, comme vous le savez. Mais, ici, il y a d’autres facteurs qui sont la vigueur de l’ensemble des marchés, les tendances positives en matière de crédit et le contexte global de déréglementation. Les investisseurs nets sont assez optimistes à l’approche des résultats la semaine prochaine, et il semble que, du point de vue actuel, la perspective soit positive pour la majeure partie de l’année. Une partie de tout cela repose sur les prévisions relatives à la réduction des taux. En effet, les gens croient que la Fed adoptera une approche plus conciliante, mais il est important de souligner qu’il y a de l’imprévisibilité quant aux discussions qu’auront les investisseurs au sujet de la décision que la Cour suprême rendra demain sur les droits de douane.
J’ai assurément dialogué avec les investisseurs, tant sur les plus et les moins de la décision que pourrait prendre la Cour suprême, que sur la possible réaction du marché, et cet événement pourrait en quelque sorte changer la dynamique globale, bien que, comme je l’ai dit, je pense que ce qui va se dégager des résultats, à mesure qu’ils vont sortir, c’est un contexte assez positif.
Jaret Seiberg :
Scott, est-ce que vous pouvez rappeler à tout le monde à quoi ressemble le calendrier des résultats dans les services financiers? Quelles entreprises ont tendance à y aller en premier et comment ça se déroule?
Scott Smith :
Bien sûr. BlackRock, évidemment, est l’une des toutes premières, mais ensuite, on passe très rapidement aux banques à grande capitalisation et aux courtiers. Au cours de la semaine prochaine, on aura des nouvelles de Citi, Bank of America, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley et JPMorgan. Je pense que je n’oublie personne, mais tous ces grands noms démarrent assurément tout de suite. De façon générale, si je suis honnête et si on regarde sur une très longue période, surtout si les actions ont été en forte hausse par rapport aux bénéfices, la tendance est légèrement au repli après la publication des bénéfices de JPMorgan.
Pour les gens, c’est le baromètre : ils donnent en général une version plutôt positive, ils placent la barre relativement haut, mais, la plupart du temps, Jamie n’offre pas un point de vue exagéré; il a toujours l’air un peu prudent. À juste titre, à mon avis. Et ça a tendance à faire reculer les différents noms, même si cette baisse est passagère. Mais on a l’impression que la configuration pourrait en grande partie faire se répéter l’histoire la semaine prochaine, car les investisseurs pourraient retirer juste un peu d’argent, surtout à l’approche de ce qui sera une longue fin de semaine, la fin de semaine suivante, et ensuite reconstruire les positions à mesure que le reste des résultats suivra.
Jaret Seiberg :
Super. Très éclairant, comme toujours, Scott. Merci beaucoup. On va maintenant passer à notre segment principal, dans lequel on va se pencher plus particulièrement sur notre aperçu de la politique de 2026. Je pense qu’on est à l’âge d’or de la déréglementation dans les secteurs des services financiers, du logement et des cryptomonnaies. Si vous êtes une entreprise dans ce domaine et que vous avez une demande en matière de politique, c’est le moment de venir à Washington pour essayer d’obtenir ce que vous voulez. Le risque, ici, c’est l’horloge qui tourne, parce que c’est très difficile de changer les lois et les règlements, ça prend beaucoup de temps. C’est pourquoi je considère 2026 comme cruciale, car les changements devront avoir commencé cette année pour s’assurer qu’ils seront réellement mis en œuvre avant la prochaine investiture présidentielle. Je sais, Scott, cela vous fait lever les yeux au ciel. Il reste encore trois ans avant la prochaine élection présidentielle, mais c’est vraiment ça le problème, quand le président ne dispose que d’un seul mandat; l’horloge tourne à toute allure et il peut être difficile de faire les choses.
Il y a cinq thèmes qu’on va scruter pour 2026. Le premier concerne la progression de la déréglementation. Il faut reconnaître au président Trump qu’il a mis les organismes de réglementation financière sous son contrôle plus rapidement que toute autre administration au cours des 35 années où j’ai suivi la politique financière. Il a presque immédiatement pris le contrôle complet de la SEC, du CFPB, de la FDIC et de l’OCC, et même si cela a pris un peu plus de temps pour la Réserve fédérale, il a confié la responsabilité de la réglementation bancaire au sein de la Fed à quelqu’un de chez lui. Ce processus peut souvent prendre 18 mois, parfois même deux ans, au sein d’une administration, et ils l’ont plutôt fait en six mois. Ce que cela signifie, c’est que cette administration a une longueur d’avance pour ce qui est d’essayer de faire proposer des politiques et cela implique qu’elle ne tardera pas à les mettre en œuvre. C’est essentiel, parce que si une politique est toujours en attente d’ici le 20 janvier 2029, il sera beaucoup plus facile pour la nouvelle administration d’y mettre fin que si elle a déjà été mise en œuvre et que les sociétés financières s’y conforment déjà.
On s’attend au cours des prochains mois à voir progresser la réforme du capital bancaire, la modification des niveaux de supervision au sein des agences bancaires et la segmentation en unités des titres au sein de la SEC. Ce sont les changements les plus immédiats que nous allons à mon avis observer. Le deuxième grand thème est la durabilité, et je pense qu’on l’oublie souvent, mais à une époque où les administrations semblent changer tous les quatre ans plutôt que tous les huit ans et où les fluctuations politiques semblent de plus en plus importantes, la durabilité est vraiment essentielle. Sur ce point, je pense que les propositions les plus durables proviennent des agences bancaires, et c’est pourquoi bon nombre des banques dont Scott a parlé il y a quelques minutes bénéficient de conditions favorables à Washington. Là où je vois moins de durabilité, c’est dans le travail de la SEC et du CFPB.
Selon moi, les changements qui ne sont pas bipartisans et qui récoltent peu d’adhésion de la part des démocrates seront bons pour un revirement rapide si ces derniers gagnent en novembre 2028. Parmi mes thèmes, il y a quelques risques à surveiller; l’un d’entre eux est le risque de divergences entre les organismes de réglementation. On a besoin que les organismes soient sur la même longueur d’onde; on ne veut pas qu’il y ait des arbitrages réglementaires. Certains indices donnent à penser que la FDIC et l’OCC vont plus vite que la Réserve fédérale américaine. Cela pourrait ralentir la déréglementation, donc c’est quelque chose qu’on surveille. On surveille également la recrudescence du populisme. Le président Trump a investi ce terrain au tout début de l’année. Je m’attends à ce qu’on observe davantage de choses sur ce plan alors que le président va tenter de rallier différentes coalitions au sein de son mouvement MAGA avant les élections de mi-mandat. Ce qui m’amène aux élections de mi-mandat elles-mêmes. Les élections dictent vraiment ce que fait le Capitole, et je pense que ces élections vont exercer beaucoup de pression sur le Congrès pour qu’il adopte une loi sur la politique du logement, en particulier des projets de loi qui pourraient être avantageux pour les logements préfabriqués, et pour qu’il fournisse des réformes de zonage modèles que les collectivités locales pourraient adopter.
Ces deux éléments auraient des répercussions globalement positives pour le secteur du logement, même si celles-ci n’étaient pas immédiates, ni dans un cas ni dans l’autre. Sur ce, je voudrais redonner la parole à Scott. Je sais que la note était longue à digérer, mais lorsque vous regardez le marché et que vous vous faites une idée de la perception qu’il a de tout cela, sur quoi pensez-vous qu’il porte son attention?
Scott Smith :
Jaret, de toute évidence, le marché prête attention à des questions comme le capital bancaire, bien sûr. Et il y a une foule d’autres questions, n’est-ce pas? Je sais que vous en avez mentionné un certain nombre dans votre note, mais je pense qu’il y a beaucoup d’interrogations à propos de quelles autres idées populistes pourraient émerger. Je pense que vous et moi avons eu la même conversation avec les investisseurs sur la question de savoir si l’idée de plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit allait refaire surface. Cette conversation a tourné autour des élections. Il semblerait qu’à l’époque, l’administration a compris qu’à un niveau donné très bas de taux d’intérêt, le montant du crédit allait disparaître pour une grande partie des consommateurs américains et que ce ne serait évidemment pas considéré comme quelque chose de positif. Mais cela reste vu comme quelque chose qui aurait un impact à court terme, pour lequel on se dirait : « Wow, je pourrais vraiment avoir un impact immédiat sur les factures de beaucoup de gens, si je réduisais ce taux à un certain niveau. »
C’est clairement un point d’attention. Évidemment, on continue d’avoir de nombreuses conversations sur ce qui pourrait se passer ou non concernant Fannie et Freddie, et sur d’autres questions qui ont surgi, sur le fait que les gens portent certainement attention au problème au Colorado concernant le niveau minimal de… Oh mon Dieu, j’ai un trou de mémoire.
Jaret Seiberg :
Vous parlez du plafond de taux d’intérêt.
Scott Smith :
Exact.
Jaret Seiberg :
Le Colorado tente de se retirer d’une loi fédérale qui permet aux banques d’État, et pas seulement aux banques nationales, d’exporter des taux d’intérêt. Cette loi signifie que ce qui compte, c’est le plafond de taux d’intérêt dans votre État d’origine, peu importe où se trouve le consommateur. En se retirant, le Colorado empêche efficacement les banques agréées par d’autres États en dehors du Colorado de facturer le taux d’intérêt de leur État d’origine. C’est considéré comme une attaque contre les sociétés de technologie financière qui collaborent avec des banques agréées par des États afin de tirer parti de cette capacité d’exportation des taux d’intérêt. Je pense que ça finira devant la Cour suprême. À mon avis, si le Colorado l’emporte, la loi sera reproduite dans beaucoup d’États plus progressistes dirigés par les démocrates. C’est donc sans aucun doute un risque pour les sociétés de technologie financière et cela mérite d’être surveillé.
Scott Smith :
De plus, de toute évidence, on accorde beaucoup d’attention à l’ensemble du domaine des cryptomonnaies, ce qui inclut les cryptomonnaies stables et la décision finale quant à leur capacité ou non à payer des intérêts, comment ceci se déroulerait et quelles seraient les répercussions globales. Il y a une chose que j’ai trouvée vraiment très aidante dans votre note; c’était le code par couleur attribué aux problèmes. Et je pense qu’au fur et à mesure de l’année, on va finir par passer beaucoup de temps avec les investisseurs à réfléchir aux problèmes auxquels on pourrait remédier de façon permanente ou semi-permanente, et ensuite comment les considérer par rapport au fait qu’on pourrait ou non faire adopter ces lois, mais que certaines seraient immédiatement remises en question en cas de changement électoral. Cela va aussi être une priorité en particulier pour les investisseurs qui ont un horizon de placement à un peu plus long terme, parce qu’il n’est vraiment pas possible d’aller trop loin d’un côté ou d’un autre selon si les règles se révèlent temporaires ou permanentes.
Jaret Seiberg :
Oui. Je pense que c’est un énorme défi. Si vous dirigez une entreprise et qu’un régime auquel vous devez vous conformer, que vous n’aimiez pas et qui était très coûteux, disparaît tout à coup; est-ce que vous détricotez tous les investissements que vous avez fait pour vous y conformer ou est-ce que vous continuez de le respecter jusqu’à ce que vous ayez vraiment la certitude que le changement est permanent? Je pense que c’est une conversation que de nombreux conseils d’administration et de nombreuses équipes de direction vont avoir au cours des 12 à 24 prochains mois, à mesure qu’on verra ces agences effectuer des changements. Je voudrais conclure cette section en passant en revue les sujets généraux que contient la note, concernant le secteur. La note porte sur les banques et, comme je l’ai dit, je pense que le contexte politique est le meilleur pour elles. On s’intéresse beaucoup à la réduction du capital. En ce qui concerne les technologies financières et le crédit à la consommation, le problème concerne le CFPB.
L’administration Trump pourrait réussir à fermer l’agence, mais on sera toujours responsable dans le futur des erreurs qui se produisent aujourd’hui. En ce qui concerne les paiements, il s’agit vraiment de l’interchange sur les cartes de débit et de crédit, et en premier lieu de l’interchange sur les cartes de débit et du fait que les tribunaux pourraient invalider le projet de loi Durbin en la matière d’une façon défavorable pour les émetteurs et les réseaux et favorable pour les commerçants. Pour les marchés, il s’agit vraiment de la segmentation en unités des actions et de l’avenir de la règle nationale sur la structure des marchés. En ce qui concerne les cryptomonnaies, on surveille plus particulièrement la législation, en particulier la Clarity Act, et le type de dispense que la SEC pourrait mettre en place. Ça devrait être très positif. L’assurance est une question principalement réglementée par les États, alors on ne s’y intéresse pas plus que cela, mais le Congrès y porte un tout nouvel intérêt compte tenu de la hausse du coût de l’assurance de biens qui rend le logement encore plus inabordable.
Je ne pense pas qu’on puisse y faire grand-chose, mais un certain nombre de projets de loi sont en attente, alors cela retiendra aussi l’attention. En ce qui concerne le crédit étudiant, l’année dernière a été placée sous le signe des réformes. Cette année, il s’agit d’être beaucoup plus agressif du côté de la perception. Le thème du logement est selon moi passé en tête de la liste des priorités politiques, mais chaque initiative qu’on observe est axée sur la demande. On reste dans l’attente, s’il y a un nouveau train de mesures de réconciliation, de crédits d’impôt pour stimuler la construction de logements pour la main-d’œuvre peu qualifiée. Ensuite, en ce qui concerne la Chine, le sujet porte sur la capacité des sociétés chinoises à s’inscrire sur les bourses américaines, alors que la SEC applique plusieurs règles qui pourraient restreindre ces inscriptions. Voilà ce que sont tous les principaux domaines qu’on surveille ainsi que certains de nos points de vue généraux à cet égard. Scott, si on réfléchit à l’ensemble de ce programme politique, qu’est-ce que vous retenez de façon générale du point de vue du risque lié aux élections de mi-mandat? Est-ce que les investisseurs scrutent déjà cet aspect?
Scott Smith :
Je pense qu’ils le font, absolument. Je pense que les résultats de l’élection de l’an dernier, et peut-être plus particulièrement ici à New York avec Mamdani, ont vraiment conduit le président à prêter une attention accrue à ce à quoi les élections de mi-mandat vont ressembler. Et il me semble qu’il a organisé une rencontre à l’extérieur avec les républicains. On dirait qu’il a adopté à fond son côté populiste pour tenter de régler les choses là où il y a vraiment de la pression, c’est-à-dire là où il y a une question d’abordabilité. Cela a été à l’évidence le mot qui faisait peur à la fin de l’année dernière et ce sera probablement le cas toute l’année qui vient. Je pense que tout le monde est un peu sur les nerfs quant à ce qui va se passer pour tenter de faire en sorte que ces discussions sur l’abordabilité restent, au moins d’une certaine façon, favorables à l’administration actuelle. Par ailleurs, les gens sont à mon avis très inquiets qu’un changement assez profond arrive. Et curieusement… Jaret, vous connaissez beaucoup mieux que moi l’historique, mais on dirait que, en général, les marchés aiment les impasses.
Et dans la mesure où les élections de mi-mandat se dirigent vers une impasse, normalement, j’aurais pensé que ce serait constructif. Cette fois-ci, j’ai l’impression que ce ne sera peut-être pas le cas.
Jaret Seiberg :
Oui. Ce qui alimente l’inquiétude, à mon avis, c’est l’incertitude quant à la position du président sur certaines de ces questions. Bien qu’il ait mis en place des organismes de réglementation hautement qualifiés qui croient fermement en la déréglementation, le président est connu pour changer soudainement de position. On l’a constaté dernièrement avec certaines de ses annonces plus populistes. Je pense donc que les choses sont moins claires : avec un Congrès républicain, est-ce qu’on risque d’avoir davantage d’impasses avec le président ou avec Maxine Waters et Elizabeth Warren à la présidence des deux commissions des finances? Et ça ajoute à la confusion, à mon avis. Scott, je tiens à vous remercier d’être venu, comme toujours, et je voudrais conclure comme on le fait à chaque épisode, avec notre aperçu du mois à venir. Et je voudrais juste me concentrer sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, parce que je pense que le sujet principal de la deuxième moitié de janvier va vraiment porter sur ce qui se passe avec la Fed.
Le 21 janvier, la Cour suprême va débattre pour savoir si le président des États-Unis a le droit de congédier Lisa Cook, la gouverneure de la Réserve fédérale. On n’aura probablement pas de décision avant quelques mois, mais les débats devraient certainement attirer l’attention du marché. Quelques jours plus tard, les commissions des finances de la Chambre des représentants tiendront une audience sur la politique monétaire, puis la conférence de presse du FOMC aura lieu le 28 janvier après la fin de la réunion de ce comité. Et au cas où cela ne suffirait pas, le secrétaire Bessent nous a dit que le président devrait dévoiler son choix de nom pour la Réserve fédérale d’ici la fin du mois. Je suis sceptique à ce sujet. Je pense que ce sera plutôt en mars, mais en tout cas, Bessent en a parlé. Selon moi, on va particulièrement se pencher sur bon nombre de ces questions de politique au cours de la première moitié du mois, tandis qu’au cours de la dernière semaine ou des deux dernières semaines de janvier, je pense qu’on sera davantage tournés vers la politique monétaire. Sur ce, j’aimerais remercier Scott d’être venu. Merci tout le monde d’avoir écouté notre balado. Je vous invite à surveiller la publication de notre prochain épisode en février.
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Merci de nous avoir écoutés. Ne manquez pas le prochain épisode du balado Insights de TD Cowen.
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Directeur général et chef, ventes spécialisées, services financiers, Valeurs Mobilières TD
Scott Smith
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Scott Smith
Directeur général et chef, ventes spécialisées, services financiers, Valeurs Mobilières TD
Scott Smith est directeur général et chef, ventes spécialisées, services financiers, Valeurs Mobilières TD, à New York. Il compte plus de 30 ans d’expérience dans les ventes institutionnelles et a dirigé les ventes spécialisées d’institutions financières à Credit Suisse et à BofA pendant 17 ans. Il a également travaillé dans les ventes spécialisées des services financiers à JPM et à Lehman Brothers. Il a commencé sa carrière dans la recherche sur les actions chez Lehman Brothers, où il a couvert le secteur des services d’entreprise, en mettant l’accent sur les sociétés de paiement. Scott est titulaire d’un baccalauréat en psychologie de l’Université Columbia.
Directeur général, Groupe de recherche de Washington – analyste, Services financiers et Politiques, TD Cowen
Jaret Seiberg
Directeur général, Groupe de recherche de Washington – analyste, Services financiers et Politiques, TD Cowen
Jaret Seiberg
Directeur général, Groupe de recherche de Washington – analyste, Services financiers et Politiques, TD Cowen
Jaret Seiberg est un analyste des services financiers et de la politique du logement pour le Groupe de recherche de Washington de TD Cowen, qui a récemment été nommé premier dans la catégorie Institutional Investor Washington Strategy. Le Groupe a toujours été classé parmi les meilleures équipes de macro-politique au cours de la dernière décennie. Avant de se joindre à TD Cowen en août 2016, il a occupé des postes similaires au sein de Guggenheim Securities, de MF Global, de Concept Capital et de Stanford Financial Group. Il a commencé à suivre la politique financière au début des années 1990 en tant que journaliste couvrant les efforts du Congrès pour finaliser les dernières lois résultant de la crise de l’épargne et du crédit. Il a suivi la vague de fusions des années 1990 et l’abrogation de la loi Glass-Steagall en 1999 à titre de chef adjoint du bureau de Washington pour American Banker et chef du bureau de Washington pour The Daily Deal. Son domaine d’expertise à TD Cowen comprend les questions liées aux banques commerciales, au logement, aux paiements, aux services bancaires d’investissement, aux fusions et acquisitions, aux impôts, au Consumer Financial Protection Bureau, à la cryptomonnaie, au cannabis et à Capitol Hill.
M. Seiberg est titulaire d’un baccalauréat de l’American University et d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université du Maryland à College Park. Il prend régulièrement la parole dans le cadre d’événements du secteur, est souvent cité dans les médias et fait des apparitions à CNBC et à Bloomberg TV.
Les documents préparés par le Groupe de recherche de Washington de TD Cowen sont des commentaires sur les conditions politiques, économiques ou de marché et ne sont pas des rapports de recherche au sens de la réglementation applicable.